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Point de presse officiel avec l’ambassadeur Zalmay Khalilzad, représentant spécial pour la réconciliation en Afghanistan, au sujet des négociations de paix afghanes

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Département d’État des États-Unis
Le 11 septembre 2020
Par vidéoconférence

 

MME ORTAGUS : Merci beaucoup. Merci à tous pour votre participation. Veuillez m’excuser. Je sais que nous vous avons informés à la toute dernière minute de cet appel, mais comme vous pouvez l’imaginer, il y a un certain nombre de questions de programmation qui restent à définir. Et nous tenions à faire en sorte de vous réunir tous avec Zal pour préparer le terrain en ce qui concerne ce à quoi s’attendre demain à Doha. Il semble donc que bon nombre d’entre vous aient tout de même pu se connecter à l’appel malgré le – malgré l’avis de dernière minute, alors merci – merci beaucoup pour cela.

Je pense qu’il est extrêmement émouvant que nous participions à cet appel ce matin, le matin du 11 septembre. Comme probablement beaucoup d’entre vous, ma télévision était allumée, je regardais la commémoration et j’écoutais alors que l’on citait les noms. Et il s’agit pour nous tous au département d’État, je pense, d’un rappel du caractère essentiel de ce que nous faisons et de son importance pour l’histoire des États-Unis, le 11 septembre et pour notre avenir.

Donc, juste pour rappeler à tout le monde quelques détails d’ordre pratique : cet appel est officiel, mais sa teneur est sous embargo jusqu’à sa conclusion. Je sais que plusieurs d’entre vous vont avoir des questions. Et je voudrais simplement vous rappeler que vous pouvez même vous inscrire dans la file d’attente maintenant si vous le souhaitez en composant le un, puis le zéro. Nous vous demandons cependant respectueusement puisque nous avons – je pense que nous avons déjà plus de 70 personnes en communication. Afin que nous puissions répondre aux questions du plus grand nombre de vos collègues possible, je vous demanderai d’essayer de vous limiter à une seule question et d’être succinct, afin que nous puissions essayer de répondre au plus grand nombre de questions possible, car Zal ne dispose que de peu de temps.

Donc là-dessus, nous avons la chance d’avoir Monsieur l’ambassadeur Khalilzad en ligne aujourd’hui pour nous parler du lancement des négociations de paix afghanes qui débuteront demain à Doha. Et je pense que vous avez tous vu que le président a annoncé hier après-midi dans sa conférence de presse que le secrétaire Pompeo s’y rendait. Et il est dans les airs au moment où nous parlons.

Comme l’a dit le secrétaire [d’État], les Afghans seront bientôt autour de la même table pour discuter des moyens de parvenir à ce qu’exige le peuple afghan : un Afghanistan réconcilié avec un gouvernement représentatif du pays et qui n’est pas en guerre. Nous savons que ce n’est que le début d’un processus long et difficile, mais nous sommes heureux d’être arrivés à ce moment historique et d’avoir mis en place un accord qui garantit que l’Amérique ne sera plus jamais menacée par des terroristes internationaux venus du sol afghan. Je vais maintenant céder la parole à mon cher ami Zal que vous avez j’en suis sûre tous hâte d’entendre. Zal, allez-y.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Eh bien, merci beaucoup, Morgan. Bonjour ou bon après-midi à tous. Je suis ravi d’être avec vous. Demain est, évidemment, comme l’a dit Morgan, une journée historique pour l’Afghanistan.

Pour la première fois depuis 40 ans, les Afghans seront ensemble autour de la même table, la délégation gouvernementale qui comprend des personnes qui ne font pas partie du gouvernement ainsi que quatre femmes qui sont des personnalités éminentes, la société civile, des groupes politiques rencontreront une délégation talibane habilitée à participer à des discussions, et j’espère parvenir à un accord sur un processus politique en vue de mettre fin à la longue guerre que connaît l’Afghanistan. Le peuple afghan exige la fin de la guerre, et nous l’appuyons dans cette entreprise. Et cette réunion de demain est l’une des exigences fondamentales, un des fruits de l’accord conclu le 29 février dernier entre les États-Unis et les talibans.

Cet accord comportait trois autres volets, dont l’un est un calendrier de retrait progressif et conditionnel des forces américaines ; deuxièmement, l’engagement des talibans à ne pas permettre aux groupes terroristes, y compris Al-Qaïda, de menacer les États-Unis, les alliés des États-Unis depuis les territoires qu’ils contrôlent et selon lequel, s’ils venaient à faire partie d’un futur gouvernement, cet engagement sera toujours respecté ; et l’autre élément clé était un cessez-le-feu formel global. Ce sera l’un des sujets des négociations entre les deux parties.

Ce jour-là, nous avons également publié une déclaration – une déclaration conjointe avec le gouvernement afghan dans laquelle celui-ci exprimait son accord avec ces éléments que j’ai décrits, ce qui signifie que l’Afghanistan, le territoire que le gouvernement contrôle et un Afghanistan post-paix, ne permettra pas à des terroristes tels que Al-Qaïda de menacer les États-Unis, et que – et nos alliés, et que nous espérons entretenir une relation positive et durable avec l’Afghanistan.

Nous tenons également à préciser que ces négociations représentent une réalisation importante mais qu’il existe des difficultés, des défis importants sur la voie de la conclusion d’un accord. Il s’agit d’un test pour les deux parties, pour les talibans et pour le gouvernement. Peuvent-ils parvenir à un accord en dépit de leurs différences quant à leur vision de l’avenir de l’Afghanistan ? Nous sommes prêts à apporter notre aide si notre assistance est nécessaire, mais il s’agit d’une nouvelle phase de la diplomatie pour la paix en Afghanistan. Le processus que l’on aborde maintenant est aux mains et sous la direction des Afghans. Il n’y aura ni médiateur ni facilitateur lorsque les Afghans se rencontreront. Ils se parleront directement. Le secrétariat de la conférence sera également assuré, cette fonction, par les Afghans des deux côtés.

Et là-dessus, je voudrais m’arrêter et répondre à vos questions et commentaires. Merci.

MME ORTAGUS : Formidable, merci. Juste un rappel à tout le monde, de composer le 1 et le 0 pour entrer dans la file d’attente des questions. Pas de surprise, la première personne dans ma file d’attente est quelqu’un qui couvre ces questions depuis longtemps : Kim Dozier, TIME Magazine

QUESTION : Merci beaucoup. Monsieur l’ambassadeur Khalilzad, pouvez-vous nous dire comment les États-Unis ont convaincu le gouvernement afghan de libérer les prisonniers condamnés pour des attaques meurtrières contre des citoyens ou des soldats australiens et français, en dépit des objections australiennes et françaises ? Et aussi des nouvelles en ce qui concerne la situation de l’ancien combattant de la Marine Mark Frerichs enlevé par les talibans et de l’Américain Paul Overby, disparu. Merci.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Notre – merci. Notre accord avec les talibans prévoyait un engagement à faciliter la libération – ou l’échange, en fait – de jusqu’à 5 000 talibans emprisonnés dans les prisons afghanes – et l’Afghanistan a plus de 13 000, ou avait plus de 13 000 prisonniers dans les prisons des talibans à l’époque – et que les talibans libéreraient jusqu’à 1 000 prisonniers du gouvernement afghan. Et de manière évidente, ces prisonniers qui étaient détenus par le gouvernement afghan, certains d’entre eux ont commis des actes de violence contre les forces internationales présentes en Afghanistan, mais la déclaration conjointe précise qu’il s’agit d’une mesure qui vise à instaurer un climat de confiance afin d’atteindre un grand objectif, qui est de lancer le processus de paix dont les négociations intra-afghanes sont l’élément clé, que des décisions difficiles devaient être prises, en particulier la libération des prisonniers. 

Je sais qu’aucun de nous ne se réjouit de la libération de prisonniers coupables de violences à l’encontre de nos forces, mais nous entendons ne pas perdre de vue l’objectif global, quelle que soit notre frustration. Mais nous espérons que cette étape, l’ouverture de négociations intra-afghanes, pourra mener à la fin de la guerre, et que l’Afghanistan ne sera plus jamais une menace pour aucun d’entre nous. Et je pense que cette logique était irréfutable, et aucun des pays concernés n’en a fait une question susceptible d’affecter les relations avec l’Afghanistan. Ils n’en sont pas satisfaits, mais en même temps, ils comprennent qu’il s’agissait d’une décision afghane – une décision difficile, mais qu’ils ont estimée nécessaire en fin de compte pour entamer des négociations intra-afghanes et donner une chance à la paix.

MME ORTAGUS : Super merci. Merci, Kim. Nous avons tous les poids lourds sur la ligne aujourd’hui, Zal. Nous avons Elise Labott, qui travaille maintenant avec SiriusXM.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Bonjour.

MME ORTAGUS : Elise ? Elise Labott ?

QUESTION : Vous m’entendez —

MME ORTAGUS : D’accord. Oui, nous vous entendons maintenant.

QUESTION : Vous m’entendez ? Oh, pardon. Merci beaucoup, Monsieur l’ambassadeur. Je vous remercie vraiment de participer à l’appel. J’aimerais vous poser une question sur la tentative d’assassinat contre Amrullah Saleh, le vice-président, l’autre jour. Et vous avez vu que ces assassinats ciblés ont augmenté même si l’on a constaté une baisse des attentats à grande échelle. Le gouvernement attribue la violence peut-être pas aux talibans proprement dits, mais à tous ces groupes militaires liés aux talibans, et dit que les talibans servent en quelque sorte d’organisation fédératrice s’agissant de l’utilisation de la violence comme levier à la table des négociations. Et je me demandais si vous pouviez en quelque sorte nous apporter des précisions sur ce point, et ce que vous pensez du fait que même si les attaques ciblées – même si les attaques à grande échelle contre les civils sont en baisse, les attentats frappent vraiment beaucoup de fonctionnaires.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Oui, eh bien, nous avons condamné l’attaque contre M. Saleh, mais il y a des éléments perturbateurs qui ne veulent pas que le processus de paix ait lieu ou progresse, et il y a des gens qui préfèrent le statu quo à un accord de paix. Il y a des gens qui préfèrent que les États-Unis restent empêtrés dans un conflit en Afghanistan. Et un certain nombre d’acteurs sont malveillants et certains sont également en guerre non seulement avec le gouvernement, mais aussi avec les talibans. C’est par exemple le cas de Daech, et Daech a été responsable de beaucoup de violence en Afghanistan et il ne veut pas que le processus de paix progresse. Les talibans combattent Daech ainsi que – l’État islamique, ainsi que le gouvernement afghan, ainsi que les forces de la coalition.

En ce qui concerne l’attaque spécifique contre M. Saleh, nous ne savons pas qui était – à ce stade qui l’a fait ou s’il s’agissait d’un groupe terroriste ou d’une faction interne. Il est trop tôt pour le dire. Mais de manière générique, je peux dire qu’il y a pas mal de parties. Si l’on parvient à la paix entre les talibans et le gouvernement, je pense que l’Afghanistan sera mieux placé pour faire face aux plus petits groupes qui constituent la réalité de l’Afghanistan. Et une guerre entre ces deux parties offrirait une opportunité à un groupe terroriste comme Daech. Merci.

QUESTION : Vous ne pensez donc pas que ces groupes sont en quelque sorte – que les talibans se servent de ces groupes comme levier dans les pourparlers ? Ce n’est pas votre avis ?

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Comme je l’ai dit, par exemple, l’un des principaux groupes responsables de certaines des violences les plus importantes en Afghanistan, par exemple les attaques contre la maternité ou certains des autres attentats, est le groupe de l’État islamique en Afghanistan. Et c’est un groupe que les talibans combattent, comme ils ont fait le gros du travail dans la lutte contre Daech en Afghanistan, et le gouvernement le combat également. Et donc je – comme je l’ai dit, nous n’avons pas ces informations pour cette attaque spécifique, mais il pourrait y avoir un certain nombre de joueurs différents ou – il pourrait s’agir de –

MME ORTAGUS : Très bien. D’accord, Zal, est-ce que vous êtes toujours en ligne ? Il semble que vous avez été coupé pendant une seconde. Zal, vous êtes encore là ? Zal ? 

Je vais continuer avec les questions et j’espère qu’il est en ligne. Laura Seligman de Politico. Laura de Politico. Pourrions-nous –

QUESTION : Bonjour. Merci. Est-ce que vous m’entendez ?

MME ORTAGUS : Formidable. Allez-y.

QUESTION : Oui, je voulais demander à Monsieur l’ambassadeur s’il serait disposé à rester quelques mois sous une administration Biden potentielle.

(Pause.)

MME ORTAGUS : Zal ?

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Oui, je suis de nouveau en ligne.

MME ORTAGUS : D’accord. Vous êtes de nouveau en ligne ? Est-ce que vous nous entendez ?

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Oui.

MME ORTAGUS : D’accord. Vous aviez une question de Laura de Politico. Laura, aimeriez-vous la poser à nouveau ?

QUESTION : Bien sûr, oui. Je voulais juste demander si l’ambassadeur serait prêt à rester des mois supplémentaires si – dans le cas d’une transition présidentielle, si une administration Biden entrait en fonction.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Eh bien, il est prématuré de répondre à cette question. Je crois que nous avons encore un ou deux mois. J’espère que les négociations progresseront, mais une décision devra être prise après les élections en ce qui concerne ce qui se passera. Mais je m’engage à rester au moins jusqu’aux élections.

MME ORTAGUS : D’accord, super. Je tiens à m’excuser si je massacre votre nom, mais nous avons Muath – M-u-a-t-h – Alamri.

QUESTION : Oui, Muath Alamri, pas de problème. Bonjour Monsieur l’ambassadeur et tout le monde. J’ai une question. Selon l’accord avec les talibans, les États-Unis devraient révoquer certaines sanctions à l’encontre des membres des talibans. Et maintenant, pensez-vous que ceci – que le moment est venu de révoquer ces sanctions ? Et si vous pouviez nous en dire plus sur les défis auxquels vous avez été confrontés lorsque vous avez traité entre le gouvernement afghan et les talibans. Merci.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Eh bien, l’accord prévoit un calendrier précis en ce qui concerne le réexamen des sanctions contre les talibans, c’est lorsque les négociations intra-afghanes auront commencé. Nous nous sommes engagés à respecter les conditions de l’accord, et l’accord précise également les conditions, dont le début est les négociations intra-afghanes. Quant à savoir comment – les défis pour arriver à cette phase, bien sûr, les prisonniers faisaient partie des principales difficultés qui ont finalement été surmontées, mais il y en avait d’autres aussi, mais je voudrais insister sur le fait que les prisonniers étaient le principal défi.

MME ORTAGUS : D’accord. Merci. Je pense que j’ai Peter Loewi ensuite dans la queue.  Peter Loewi.

QUESTION : Oui, est-ce que vous m’entendez ?

MME ORTAGUS : Nous vous entendons.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD :Oui.

QUESTION : Formidable, merci Monsieur l’ambassadeur. Je me demandais quel était le rôle du retrait des troupes dans les négociations et dans quel délai nous pouvons nous attendre à une annonce à ce sujet.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Eh bien, comme je l’ai déjà dit, l’accord avec les talibans et la déclaration conjointe avec le gouvernement prévoient une réduction ou un retrait progressif de nos forces en fonction des conditions – ce qui s’applique non seulement aux États-Unis, mais aussi aux alliés de la coalition et de l’OTAN – et nous en sommes actuellement à la phase 2. La phase 1 nous a permis d’atteindre le nombre de 8 600. La phase 2 nous amènera à environ 4 500 d’ici la mi-octobre à la mi-novembre, et nous sommes dans cette phase. Merci.

MME ORTAGUS : D’accord. J’ai Voice of America dans la queue ensuite. Mirwis Rahmani.

QUESTION : Oui, Mirwis Rahmani. 

MME ORTAGUS : Allez-y.

QUESTION : Est-ce que vous m’entendez ?

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Oui.

MME ORTAGUS : Nous vous entendons.

QUESTION : Oui, merci, Monsieur l’ambassadeur Khalilzad, pour cet appel. J’avais une question sur les droits des femmes en Afghanistan. Comme vous le savez, les talibans ont été vagues dans leurs déclarations et leurs commentaires au sujet de la préservation de ces droits, et les États-Unis ne se sont pas non plus davantage prononcés sur la préservation de ces droits au cours de ces pourparlers de paix. Ma question est donc la suivante : les droits des femmes en Afghanistan seront-ils protégés pendant ces pourparlers de paix ?

La deuxième question est la suivante : quelles garanties les talibans ont-ils offertes en ce qui concerne la rupture de leurs liens avec les organisations terroristes ? Merci.

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : Merci. Pour ce qui est des droits des femmes, nous soutenons évidemment les droits des femmes. C’est la deuxième question la plus importante pour nous après le terrorisme, et nous encourageons la participation des femmes aux négociations. Et comme je l’ai dit, l’équipe des négociations de la République islamique comprend quatre femmes. Je m’attends à ce qu’elles soient pleinement préparées à défendre leurs droits. Les décisions concernant l’avenir de l’Afghanistan appartiennent évidemment aux Afghans, mais nous aimerions voir un Afghanistan souverain, unifié, démocratique. Et les États-Unis décideront de leurs politiques ou de leurs relations avec l’Afghanistan en fonction des décisions et des accords conclus par l’Afghanistan, ainsi que de la mise en œuvre de ces accords.

En ce qui concerne votre deuxième question sur les engagements des talibans en matière de terrorisme, ils ont pris ces engagements et nos actions sont liées, en termes de réduction supplémentaire des forces, aux actions ou à la mise en œuvre des engagements qu’ils ont pris. Et un engagement clé qui est d’une grande importance – qui est d’une grande importance étant donné que nous parlons en ce jour anniversaire du 11 septembre – j’étais moi-même personnellement à la Maison-Blanche lorsque le – en réunion dans la salle de commandement lorsque les attentats du 11 septembre ont eu lieu, ils ont eu un effet considérable sur notre pays, et personnellement sur moi-même, sur mon parcours par la suite.  Et par conséquent, nous ne voulons pas que l’Afghanistan devienne jamais une plate-forme permettant de menacer le territoire comme cela a été le cas en ce jour de triste mémoire.

C’est donc de manière évidente la question la plus importante pour nous. Nous prendrons les mesures nécessaires pour que l’objectif que j’ai décrit soit atteint et de manière durable. Merci.

MME ORTAGUS : Merci. Malheureusement, je dois appeler la dernière question. Je m’excuse, mais je dois faire en sorte que Zal soit disponible pour un appel qui commence à 11h00 et pour lequel il va probablement être en retard. Donc une dernière question de Spencer Ackerman du Daily Beast.

QUESTION : Bonjour. Merci beaucoup pour cet appel. Quand vous dites que ce processus sera désormais entièrement dirigé par les Afghans – pas de médiateur, pas de facilitateur, ils nous parleront – pouvez-vous nous en dire plus sur le rôle des États-Unis en fin de compte pendant cette phase et sur ce que les Afghans vous ont dit, s’ils vous ont dit quelque chose – je veux dire le gouvernement afghan – en ce qui concerne le rôle qu’ils veulent et ne veulent pas que les États-Unis jouent pendant cette phase ?

MONSIEUR L’AMBASSADEUR KHALILZAD : D’accord. Nous serons prêts à aider lorsqu’on aura besoin de nous. Nous allons évidemment surveiller la situation. Nous allons dialoguer avec chaque partie. Et nous sommes très bons dans ce domaine – c’est évidemment l’un de nos avantages comparatifs. Nous pensons à tous les problèmes – il peut y avoir une solution si l’on en a la volonté. Si des formules de transition sont nécessaires, nous devrons y réfléchir. Nous examinerons la situation. Nous aiderons.

Mais il s’agit d’un processus dirigé par les Afghans et aux mains des Afghans, et s’ils n’ont pas besoin de notre aide, c’est très bien. Ce sera – ce sera encourageant, mais c’est important. C’est évidemment important pour l’Afghanistan. C’est important pour la région. C’est important pour le monde. C’est important pour les États-Unis. Nous sommes donc prêts – nous sommes prêts à aider, mais le processus commence par un dialogue entre les Afghans, et après la cérémonie d’ouverture de demain, les deux équipes se rencontreront pour décider de la manière dont elles procéderont. Et c’est ainsi que cela devrait être et c’est ainsi que nous espérons que cela se passera. Merci.

MME ORTAGUS : Eh bien, merci à tous. Encore une fois, je vous prie de nous excuser pour l’avis de dernière minute, mais je me réjouis qu’un si grand nombre d’entre vous ait pu participer à l’appel, et nous vous communiquerons bientôt plus d’informations. Et merci pour vos questions et pour votre temps. Au revoir.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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