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Les assemblées législatives des États et le défi posé par la Chine

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Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 23 septembre 2020

EXTRAITS

(…)

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Je me suis adressé à nos législateurs qui sont ici aujourd’hui et je leur ai simplement demandé de m’envoyer des questions, et j’ai retravaillé certaines d’entre elles juste pour que nous puissions faire en sorte que la présentation soit plus fluide, mais je vais juste vous donner une vue d’ensemble de ce que les gens pensent ici, et j’espère que vous pourrez nous faire part de votre perspective.


La première question vient donc en fait de deux sénateurs. Il s’agit d’abord du sénateur Steve Nass – c’est un sergent-chef à la retraite de la Garde nationale aérienne – et ensuite aussi du sénateur Dale Kooyenga, actuellement en service en tant que major dans la Garde nationale du Wisconsin. Ils sont sur votre droite. Et ils se posent essentiellement des questions en ce qui concerne quelque chose dont je pense que nous avons beaucoup entendu parler, à savoir que la pensée traditionnelle sur la Chine est que si nous ouvrons leurs marchés et les rendons plus traditionnels et les intégrons davantage aux normes que nous voyons – aux normes internationales quand il s’agit du commerce et ainsi de suite – cela les conduira à adopter un mode de gouvernement démocratique. Pourtant, si nous regardons les 20 dernières années, disons, nous avons vu la Chine accroître son emprise. Nous voyons les problèmes avec les musulmans ouïghours. Nous voyons ce qui s’est passé à Hong Kong cette année, et ensuite le sénateur Nass souligne la militarisation des îles Spratleys en mer de Chine méridionale.

Donc la question est la suivante : ce raisonnement traditionnel en ce qui concerne les forces du marché impose-t-il ces systèmes démocratiques, ou faut-il un réalignement fondamental de l’approche ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui, c’est peut-être la question centrale. Le sergent-chef est-il ici quelque part ?

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Il est au deuxième rang. Steve Nass, ici.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : J’ai toujours eu peur des sergents chefs. (Rires.) Lorsque j’étais jeune lieutenant, je savais – je savais qui était vraiment le chef.


Donc, pendant 50 ans, la politique américaine a reposé essentiellement sur le raisonnement suivant : si nous faisons suffisamment de commerce avec eux, ils s’ouvriront et ils arrêteront, les activités économiques prédatrices cesseront, n’est-ce pas – c’est ce qui nous affecte aux États-Unis. Donc, quels que soient tous les problèmes de droits de l’homme et tous les défis à l’intérieur de la Chine, ce qui nous intéresse le plus, c’est de nous assurer que nous sommes en concurrence avec chaque nation sur un ensemble de règles commerciales équitables et justes, et que tout le monde respecte les mêmes idées centrales de souveraineté et de reconnaissance de l’état de droit. Et la théorie était que si vous commercez suffisamment avec eux, ils se développeront suffisamment, ils sortiront des centaines de millions de personnes de la pauvreté – ce qu’ils ont fait – et ce genre de comportement changera.

Et j’ai prononcé un discours à la bibliothèque Nixon il y a quelques mois, où j’ai dit très clairement que c’est – cela a échoué. Cela n’a simplement pas fonctionné. La théorie du président Nixon et du Dr Kissinger – et le Dr Kissinger est devenu un bon ami – c’était peut-être approprié au début des années 1970 et cela valait peut-être la peine d’essayer dans les années 80 et 90, mais nous savons que cela n’a pas donné de résultats pour le peuple américain parce que vous pouvez voir les dizaines de millions d’emplois perdus en raison de (inaudible) de la propriété intellectuelle et des transferts de technologie forcés qu’ont dû subir des entreprises ici même dans le Wisconsin. Nous pensons aux plus grandes entreprises, mais les petites et moyennes entreprises – j’ai dirigé une petite entreprise au Kansas pendant des années – on pouvait les voir. Ils voulaient voir nos dessins, ils voulaient voir notre ingénierie pour que l’on puisse faire affaires avec eux.

Nous devons utiliser fondamentalement l’ensemble des outils dont nous disposons, le pouvoir dont disposent les États-Unis d’exiger simplement un ensemble de relations justes et réciproques sur toutes les dimensions avec la Chine. On me pose un autre élément de cette question. C’est : « Que veut voir le président Trump ? À quoi ressemblera la relation dans cinq, 10, 15 ou 20 ans ? » Et la réponse est qu’il s’agira d’une relation juste et équilibrée et où une nation – une nation ne compromet pas la subsistance d’une autre ou d’un autre ensemble de pays. Et c’est donc dans cette direction que nous allons.

Nous nous félicitons donc – lorsque la Chine se livre à une concurrence juste et équitable et qu’elle est le fournisseur d’une entreprise, c’est formidable. Mais ce que nous voyons dans beaucoup trop de cas, c’est l’inverse, qui est une relation inéquitable, des gens qui ne respectent pas la propriété, les gens – où il n’y a pas de recours, il n’y a pas de recours judiciaire pour ces torts, et c’est une activité prédatrice qu’il est tout simplement inacceptable de laisser se poursuivre.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Merci.  

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Et plus de commerce, une activité croissante ne fera rien d’autre que de renforcer leur capacité à continuer à se livrer à ce genre de comportement inéquitable et oppressif.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : La question suivante, qui fait suite, vient du président Robin Vos. Vous avez eu l’occasion de le rencontrer. Il est le roi du pop-corn ici au Wisconsin, il a sa propre petite entreprise ici. Mais il s’agit des mesures de la Chine au cours des deux dernières décennies – en particulier des 10 dernières années, elle est en expansion, elle essaie d’investir dans le monde. Elle a l’initiative des Nouvelles routes de la soie, qui est très présente dans les pays du tiers monde, mais même dans certains pays du premier monde en Europe. Sa technologie Huawei qu’elle essaie de – la technologie 5G qu’elle essaie de déployer dans toute l’Europe et ailleurs. Et un certain nombre de commentateurs aux États-Unis, je pense, ou d’experts, suggèrent que cela se produit en l’absence de – qu’il existe un vide parce que l’administration actuelle a mis à rude épreuve ces relations avec ces puissances, et maintenant elles vont ailleurs.

Donc, la question, je suppose, est la suivante : quel risque un investissement chinois croissant dans d’autres pays présente-t-il pour les intérêts de la politique étrangère et économique des États-Unis ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui. C’est – ces problèmes sont bien antérieurs à cette administration, et je ne veux pas dire cela d’un point de vue politique. Ils – il ne s’agit pas seulement de l’ancienne administration démocrate. C’était – cela fait maintenant 25, 30 ans. Ce n’est pas une question politique. Je l’ai dit.

Il existe un consensus bipartite à Washington en ce qui concerne les défis que présente le Parti communiste chinois. Je dis cela parce que ce que l’administration Trump a tenté de faire, c’est-à-dire pour la première fois de relever ce défi de manière sérieuse, sachant qu’il faudra des années pour repousser toutes les dimensions de l’infiltration, tous les liens qui se sont développés depuis plus de 25 ou 30 ans. Vous avez donné trois exemples. Permettez-moi de vous en présenter un qui est très important. Cela concerne l’infrastructure des télécommunications. Vous avez mentionné Huawei à titre d’entreprise particulière, mais le défi est bien plus considérable. Chacun de nous a des informations archivées sur les systèmes électroniques. Même nos enfants. Il y en a partout. C’est comme cela que nous travaillons aujourd’hui. C’est comme cela que nous nous nous divertissons aujourd’hui. Ces informations ne peuvent pas circuler sur des réseaux non fiables sans nous mettre tous en danger.

Et donc l’administration Trump a dit que tout cela était fini. Nous n’allons pas permettre à des réseaux non fiables de pénétrer dans le système d’information américain. Nous allons – nous allons au fil du temps mettre en place un système de services sur lequel nous savons que nous pouvons compter et qui reposera sur des valeurs occidentales, l’état de droit occidental, une compréhension centrale de la transparence et de l’ouverture. Nous saurons où se trouvent cette propriété, ces informations exclusives. C’est un défi de taille, mais nous avons fait de réels progrès

Quand nous sommes arrivés, ils étaient – Huawei montait en flèche, ZTE était en plein essor, toute l’infrastructure de télécommunication chinoise. Regardez, c’étaient des entreprises publiques dont les activités étaient subventionnées. Et donc si vous étiez un petit pays quelque part, c’était bon marché et on pensait que c’était gratuit. Ce n’est pas gratuit. (Rire).

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : C’est vrai.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Cela a un coût. On ne le paie peut-être pas tout de suite. Il peut ne pas apparaître sur la facture. Mais il y a un coût réel. Et donc nous avons – nous avons adopté une approche selon laquelle, eh bien, nous savons qu’il y a une chose que nous pouvons contrôler : c’est l’information américaine. Et nous allons exiger que les informations américaines transitent uniquement à travers – dans un cloud de confiance, dans un réseau fiable, via des câbles et des lignes téléphoniques propres. Et nous allons y arriver. Je n’en doute pas.

Soit dit en passant, ce n’est pas anti-Chine. Il y aura un processus de certification pour tout le monde. Si la technologie est conforme à ces principes – c’est-à-dire que nous pouvons nous assurer que ces informations passent par une chaîne de contrôle à laquelle nous pouvons nous fier – elle sera autorisée. Sa source est sans importance. Autrement dit, que le produit soit fabriqué en Chine, en Europe ou au Wisconsin, cela importe peu. Il s’agit d’un impératif de sécurité nationale. Nous ne pouvons pas nous tromper. Sinon, nous vivrons dans un système d’information qui ressemble plus à celui qui se trouve en Chine aujourd’hui – n’est-ce pas – un système fermé, protégé par un pare-feu, compartimenté pour les particuliers et un état orwellien massif mis en place par le gouvernement central.

Ce n’est pas le monde dans lequel le peuple américain ou le peuple européen ou, franchement, les gens d’Afrique ou d’Asie veulent vivre. Et nous avons commencé à changer de cap dans l’infrastructure des télécommunications et ailleurs. Nous commençons ainsi à définir le bon chemin sur la voie de la liberté.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Et il semble que cela donne des résultats positifs, ne serait-ce que dans les pays européens qui se détournent de Huawei en particulier, certains d’entre eux en tout cas.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Écoutez, la première chose en ce qui les concerne – tout le monde connaît le programme en 12 étapes, non ? (Rires.) « J’ai un problème ». Ce défi se pose au monde et nous devions en prendre acte – la première chose que nous devions faire est – et j’ai passé mes six, huit premiers mois à parcourir le monde pour communiquer des données et des faits sur les risques : le risque politique, le risque économique, le risque militaire, le risque pour la sécurité et le risque de confidentialité pour les informations appartenant à vos citoyens. Et cet effort d’information, le simple fait d’aller sur place et de s’assurer que tout le monde a conscience du risque, a en fait conduit à de grands changements dans la façon dont le monde envisage les relations avec le Parti communiste chinois.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : La question suivante nous vient donc du représentant Jim Steineke et elle porte en quelque sorte aussi sur la question du commerce. Et souvent, lorsque des personnalités nationales de ce niveau en discutent, cela ne se répercute pas sur les habitants du Wisconsin dans leurs petites entreprises, sur leurs fermes et sur les impacts que cela pourrait avoir. Nous voyons au cours des premières années de la – en fait jusqu’à la crise de la COVID, presque comme une balle de ping-pong, notre commerce et les représailles tarifaires entre nous et la Chine vont et viennent.

Sa question est la suivante : « Comment pouvons-nous faire en sorte d’exiger que la Chine assume la responsabilité de ses pratiques commerciales et monétaires abusives tout en veillant à ce que nos entreprises du Wisconsin restent compétitives et à flot ? »

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui. Je reviens donc à ce dont le président Trump a parlé lors de sa première campagne en 2015 et tout au long de 2016. Il a expliqué où nous en étions par rapport à quoi – la position d’une petite entreprise du Kansas face à la Chine. Si cette petite entreprise du Kansas voulait investir en Chine, elle ne pourrait pas détenir un contrôle majoritaire. La société chinoise équivalente pourrait le faire ici aux États-Unis. La relation commerciale était radicalement différente. Il y avait des droits de douane énormes.

Le Parti communiste chinois est parvenu à convaincre le monde que la Chine était encore un pays en développement. Elle bénéficie des énormes avantages qui découlent du fait d’être un pays en développement au sein de l’OMC – ces produits moins chers, une entreprise du Wisconsin ou du Kansas n’a aucune chance de leur faire concurrence. Le président s’est donc mis à essayer d’identifier les outils dont nous disposions pour changer de cap, changer la nature des relations, les relations commerciales et économiques entre les États-Unis et la Chine.

Nous avons donc commencé par tendre la main aux Chinois et leur dire que nous voulions négocier un accord commercial juste, équitable et réciproque, et nous y sommes donc mis dès le début. Cela n’a pas donné beaucoup de résultats. Il a donc commencé à s’appuyer sur la puissance économique américaine au moyen de l’outil des droits de douane pour imposer un coût réel aux entreprises chinoises. Il est conscient du fait que cela a également eu un impact sur les entreprises américaines, dans l’intérêt de certains, au détriment des autres. Certes, la communauté agricole du Kansas a également été touchée par ces tarifs.

Nous devons inverser la nature de la relation. C’est impératif. Nous devons nous mettre sur un pied d’égalité. Et s’il y a des coûts à court terme, je suis convaincu que la plupart des Américains sont prêts à dire : « Allons-y ». C’est ce qu’il faut faire. C’est ce qu’il faut faire pour la liberté, la démocratie. Ce sera également ce qu’il faut faire pour leur entreprise. Nous avons donc essayé d’atténuer les préjudices causés aux petites et moyennes entreprises ici à court terme par ce qui sera un tournant stratégique extrêmement important, et qui profitera à toutes les entreprises américaines, des plus petites entreprises du Wisconsin aux grandes entreprises qui opèrent à l’échelle mondiale, en passant par les entreprises de taille moyenne dans des endroits comme le Kansas et l’Iowa. Elles auront vraiment la possibilité de rivaliser tactiquement à armes égales et de manière équitable. C’est la mission que nous nous sommes fixés. C’est l’objet des droits de douane. Le président a dit très clairement qu’il aimerait vivre dans un monde sans droits de douane, sans barrières commerciales –

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Oui.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : — grand ouvert, que le meilleur gagne. Je suis convaincu que les gens du Wisconsin gagneraient haut la main s’ils en avaient la possibilité. Mais pour y arriver, il a fallu imposer des coûts, et le président est déterminé à continuer de le faire pour obtenir les résultats nécessaires pour les entreprises du Wisconsin et pour les entreprises de tout le pays. 

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Merci. La question suivante vient directement de moi.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : D’accord.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Et elle traite de votre Commission des droits inaliénables que j’ai suivie avec un certain intérêt, et je veux juste vous donner la possibilité d’expliquer à tout le monde comment vous en êtes venu à former cette commission et quels ont été les résultats de la commission, et ce que vous espérez en faire en ce qui concerne la politique étrangère.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Merci. Lorsque les gens parlent des droits de l’homme, il est facile pour nous de ne simplement pas y prêter attention. Cela semble abstrait, international et irréel. Le fait est que cet ensemble de droits fondamentaux que nous détenons tous est la base de ce que nos fondateurs nous ont offert à tous : le droit de pratiquer notre foi selon notre conscience, le droit de protéger nos propres biens et de préserver les droits de propriété dans toute l’Amérique, le droit de s’exprimer librement si nous ne sommes pas d’accord. Nous pensons parfois que cela va de soi aux États-Unis. Et j’ai vu notre département d’État essayer de faire en sorte dans le monde entier que d’autres citoyens puissent aussi en bénéficier, et c’est devenu – c’était compliqué. Quels droits, combien de droits, à quel point allons-nous lutter ?

Et j’ai donc demandé à un groupe de personnes dirigé par une femme qui s’appelle Mary Ann Glendon de revenir en arrière et de faire en sorte que la politique étrangère américaine soit de nouveau ancrée dans les traditions de nos fondateurs, les choses auxquelles notre nation doit son caractère si unique et si spécial, pour que le département d’État dispose d’un ensemble de principes sur lesquels réfléchir lorsque nous nous déplaçons dans le monde et que nous présentons ce qui est essentiel. Parce que chaque être humain est fait à l’image de Dieu que le Seigneur nous a donnée, aucun gouvernement ne devrait pouvoir ou nous l’accorder ou nous l’enlever. Et ils ont donc rédigé un rapport il y a quelques mois. Je vous exhorte à y jeter un coup d’œil – prenez 25 ou 30 minutes pour le parcourir – et cela vous rappellera ce que le Wisconsin et l’Amérique ont de si spécial, et les raisons pour lesquelles nous avons si bien réussi, et pourquoi nous restons un endroit où les gens du monde entier veulent non seulement venir et voyager, mais avec lequel ils veulent dialoguer, qu’ils veulent visiter et imiter.


Les – nos fondateurs avaient vu juste avec cet ensemble de droits qui sont tellement fondamentaux que nous avons l’obligation de les préserver et de les protéger. Et je voulais m’assurer que mon équipe, mon équipe du département d’État s’ancrait bien de nouveau dans cette histoire et qu’elle ne se perdait pas dans cette pléthore de langage des droits qui est souvent créée dans le monde entier, qui profite à des pays comme l’Iran, le Venezuela et la Chine. Ils parlent des droits de l’homme en Chine et pourtant nous observons ce qui s’y passe réellement. Je voulais m’assurer que nous disposions du langage, de la rhétorique et que cette compréhension de base est facilement à la disposition de toute mon équipe.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Oui. Cette question est celle du sénateur Pat Testin et il s’agit encore du thème des droits de l’homme. C’est le gars au masque bleu à l’arrière, au centre. Il y a des rumeurs selon lesquelles le gouvernement américain envisage d’émettre une détermination selon laquelle des atrocités ont été perpétrées contre les musulmans ouïghours en Chine. Pouvez-vous nous parler un peu de ce que cela pourrait être, de ce que cela pourrait signifier et de l’effet que cela pourrait avoir, puis des raisons pour lesquelles il s’agit d’une question centrale pour vous et l’administration ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : L’administration a donc fait de la liberté de culte dans le monde entier une véritable priorité. Le président en a parlé – il y a un an presque exactement, aux Nations unies – cette idée selon laquelle un être humain doit avoir la capacité et le droit d’agir selon sa conscience. Certaines personnes ne choisiront aucune foi. Les chrétiens, les musulmans, les juifs, tout le monde – tout le monde doit avoir cette liberté. Ce qui se passe dans cette partie occidentale de la Chine dont vous avez parlé en est l’antithèse, un groupe de personnes du fait de leur identité, de leurs croyances, de leur race, est traité de la manière la plus horrible – stérilisations forcées, avortements forcés, un système de surveillance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Nous – le nombre public que nous utilisons est d’environ un million de personnes piégées dans ces conditions terribles, et les États-Unis ont la responsabilité de le dénoncer. Nous réfléchissons au langage que nous utiliserons et à la manière dont nous le décrirons. Lorsque les États-Unis parlent de crimes contre l’humanité ou de génocide, nous sommes très – nous essayons d’être très précis et très prudents car cela a un poids énorme. Mais ne vous y trompez pas, ce qui se passe dans ces endroits, le monde commence à s’en rendre compte, et tout ce que nous demandons, c’est que le gouvernement chinois cesse ce genre d’activité et traite ces personnes avec le respect qu’elles méritent de par la nature de leur humanité. C’est vraiment aussi simple que cela.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Je me souviens que, lorsque j’étais enfant, je regardais sur l’écran de télévision – le mur de Berlin est tombé et la liberté est venue pour ceux –

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Vous êtes très jeune.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Je suis un – oui, c’est ça.  (Rires.)  Oui.  Et maintenant, on le voit à Hong Kong – j’ai présenté le responsable de l’association étudiante ici pour Hong Kong Marco Lam – nous voyons à Hong Kong presque le contraire en fait, où vous avez cette ville qui va dans l’autre sens à cause de la Chine et de sa loi sur la sécurité. Je connais le Royaume-Uni – ils travaillent pour leur fournir des visas, ou du moins pour certains d’entre eux, potentiellement 3 millions d’entre eux. Y a-t-il quelque chose que les États-Unis peuvent faire et des choses que vous envisagez pour aider le peuple épris de démocratie de Hong Kong ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui. En fait, nous avons fait beaucoup de choses. C’est vraiment dommage. En fin de compte, c’est un exemple – ce qui se passe à Hong Kong aujourd’hui est un autre exemple de promesses non tenues par le Parti communiste chinois. Il a donc promis en 2015 de ne pas militariser la mer de Chine méridionale et a en fait violé cette promesse fondamentale. À Hong Kong, il a fait une promesse de 50 ans – en fait au gouvernement britannique, mais c’était un accord certifié par l’ONU – il a promis que pendant 50 ans, il traiterait Hong Kong fondamentalement différemment, un – l’idée était un seul pays, mais qu’il y aurait un système séparé, deux systèmes. Et il a fait fi de cette promesse. Je pense que c’est très révélateur lorsque les nations ne respectent pas les engagements qu’elles ont choisi de prendre.

Et nous avons donc fait ce que nous pouvions pour soutenir le peuple libre de Hong Kong. C’est leur combat. Le Royaume-Uni a fait du bon travail en disant à ceux qui étaient à Hong Kong en pensant qu’ils avaient encore dix ans et demi de liberté – ils ont une relation très spéciale, un ensemble de règles en matière de visas qui sont différentes des nôtres. Je pense qu’ils vont accueillir certaines de ces personnes.

Mais nous avons commencé, comme l’a dit le président dans le décret, à dire que si le gouvernement chinois veut traiter Hong Kong comme une simple ville communiste de plus, nous aussi. Donc, tous les arrangements spéciaux qui existaient entre les États-Unis et Hong Kong, des accords qui étaient différents de ce que nous avions avec la Chine continentale, le président a décidé d’y mettre fin. S’ils veulent traiter cela comme la même chose, s’ils veulent traiter les Hongkongais comme les habitants d’autres régions du pays, et bien les États-Unis doivent le faire également. Et nous – nous sommes – nous avons fait de grands progrès dans ce sens, tout en soutenant les droits démocratiques de ces personnes tout comme que nous espérons que les peuples de toute la Chine jouiront des droits de l’homme et des libertés qu’ils méritent tant.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Eh bien, Monsieur le secrétaire, le temps qui nous est imparti ici touche à sa fin. Mais ne serait-ce que dans la brève conversation que nous avons eue, je pense qu’il est assez évident pour tout le monde qu’il existe de sérieux défis dans le monde aujourd’hui, et nous apprécions votre leadership dans ce domaine. Y a-t-il quelques réflexions ou commentaires dont vous souhaitez faire part en conclusion à nos législateurs ici, aux décideurs et aux chefs d’entreprise ici au Wisconsin ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Je me considère comme un professionnel du secteur manufacturier. C’est là que j’ai commencé avant de perdre la raison et de me présenter au Congrès. J’ai maintenant le privilège d’être secrétaire d’État des États-Unis. Et vous devriez savoir que je pense à la vie de ma famille là-bas au Kansas, mon – il y a une ferme familiale dans un petit village appelé Winfield dont je pense que l’un de mes cousins est maintenant propriétaire. Il est facile de penser qu’il n’y a pas de rapport, mais la place de l’Amérique dans le monde, notre capacité, notre puissance économique sont essentiels pour me permettre d’obtenir de bons résultats dans le monde. Et je tiens donc à remercier tous ceux qui se lèvent tous les matins, vont au travail, font de leur mieux pour créer de la valeur pour leur entreprise, chaque enfant qui va à l’école et étudie du mieux qu’il peut. J’espère que vous étudierez tous les mathématiques, les sciences et l’ingénierie. Nous avons besoin de plus de personnes ayant ces compétences techniques ici aux États-Unis.

Sachez que le président Trump et moi-même, lorsque nous parcourons le monde et travaillons sur ces questions importantes et complexes dans le monde entier, nous sommes profondément convaincus que si nous faisons bien les choses en Amérique, si nous – le président utilise l’expression « L’Amérique d’abord » – si nous faisons bien les choses, nous en bénéficierons tous. Cela bénéficiera à la population du Wisconsin, à la population de tous les États-Unis d’Amérique, mais nous serons également une force pour le bien dans le monde entier. Une Amérique prospère, libre et gagnante est un pilier absolu pour le même type d’opportunités pour les peuples du monde entier. Et donc nous sommes très attachés à faire en sorte que nous nous souvenions toujours d’où nous venons, et lorsque nous le comprendrons bien, lorsque nous obtiendrons de bons résultats ici pour les États-Unis, mon travail en tant que secrétaire d’État sera bien plus productif.


Merci donc de m’accueillir ici aujourd’hui. C’est une joie, un grand plaisir, une vraie bénédiction d’être ici avec vous. Merci pour tout ce que vous faites tous les jours pour garantir le bien-être du Wisconsin. Que Dieu vous bénisse tous.

MONSIEUR LE SÉNATEUR ROTH : Merci. Au nom du président Vos et de tous nos législateurs, merci de vous être rendu dans la capitale de notre État aujourd’hui. Merci.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Merci à tous. Bonne chance. (Applaudissements).


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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