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Les atteintes à l’environnement commises par la Chine

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Département d’État des États-Unis
Bureau de la porte-parole
Le 25 septembre 2020
Fiche d’information

 

Beijing est le plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, la plus grande source de débris marins, les pires auteurs de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et le plus grand consommateur de produits issus du trafic d’animaux sauvages et de bois. Alors que le peuple chinois pâtit des pires conséquences de ses actions sur l’environnement, Beijing menace également l’économie et la santé mondiales en exploitant de manière non durable les ressources naturelles et en exportant son mépris délibéré pour l’environnement par le biais de son initiative des nouvelles routes de la soie. Tragiquement, le Parti communiste chinois (PCC) réprime la société civile et la liberté de la presse, ralentissant ainsi les changements qui bénéficieraient à ses citoyens et aux peuples du monde entier. Comme l’a déclaré le secrétaire d’État Mike Pompeo : « Une trop grande partie de l’économie du Parti communiste chinois repose sur un mépris délibéré de la qualité de l’air, de la terre et de l’eau. Le peuple chinois, et le monde, méritent mieux. »

Émissions de gaz à effet de serre

Malgré les prétentions de la Chine à devenir un leader international en matière d’environnement, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de la Chine liées à l’énergie augmentent. Le pays est le plus grand émetteur annuel de gaz à effet de serre (GES) au monde depuis 2006. Les émissions totales de la Chine sont deux fois supérieures à celles des États-Unis et représentent près d’un tiers de l’ensemble des émissions mondiales. Les émissions de Beijing liées à l’énergie ont augmenté de plus de 80 % entre 2005 et 2019, alors que les émissions des États-Unis liées à l’énergie ont diminué de plus de 15 %. Rien qu’en 2019, les émissions de CO2 liées à l’énergie de la Chine ont augmenté de plus de 3 %, tandis que celles des États-Unis ont diminué de 2 %. Beijing revendique le statut de « pays en développement » pour éviter d’avoir à assumer une plus grande responsabilité dans la réduction des émissions de GES, bien que ses émissions de CO2 par habitant aient déjà atteint le niveau de nombreux pays à revenu élevé. L’augmentation des émissions de la Chine contrecarre les progrès de nombreux autres pays dans le monde pour réduire les émissions globales.

Couche d’ozone

Par le biais du Protocole de Montréal, les nations du monde entier ont convenu d’éliminer progressivement la production de substances qui endommagent la couche d’ozone. Mais entre 2014 et 2017, les scientifiques ont observé une augmentation dans l’est de la Chine des émissions de CFC-11, la substance progressivement éliminée qui appauvrit la couche d’ozone. Les États-Unis mènent la réponse internationale et continuent de pousser la Chine à respecter ses obligations et à accroître ses mesures de contrôle et d’application de la loi.

Qualité de l’air

En 2008, des diplomates américains ont installé des moniteurs de qualité de l’air sur le toit de l’ambassade des États-Unis à Beijing. Nous avons partagé les données publiquement et avons révélé ce que les résidents locaux savaient déjà : la qualité de l’air à Beijing était bien pire que ce que le gouvernement chinois était prêt à admettre. Ce petit acte de transparence a contribué à catalyser une révolution dans la gestion de la qualité de l’air, et Beijing a depuis lors fait de la qualité de l’air une priorité, notamment en établissant de nouvelles normes de qualité de l’air ambiant. En dépit d’améliorations significatives dans les grandes villes, le niveau global de pollution atmosphérique en Chine reste nuisible, et la pollution atmosphérique en provenance de Chine continue d’affecter les pays situés sous le vent.

Le département d’État s’efforce d’atténuer la menace mondiale de la pollution atmosphérique au moyen de la diplomatie, du leadership politique et d’une aide extérieure ciblée afin de faire progresser les objectifs des États-Unis et d’intégrer des technologies innovantes dans les programmes diplomatiques et de développement tout en façonnant les marchés pour soutenir les exportations américaines. Nous continuerons de promouvoir les intérêts des États-Unis dans le monde entier par le biais des accords internationaux existants sur la qualité de l’air, notamment la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (CPATLD), et à orienter les mesures sur la qualité de l’air dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Nous élargirons notre travail pour renforcer les capacités en vue d’améliorer la gestion de la qualité de l’air et de façonner les marchés en faveur de la technologie américaine par le biais du programme Air Quality Program, qui gère actuellement douze grandes subventions pour la qualité de l’air avec un budget combiné de 6,6 millions de dollars.

Mercure  

Les procédés industriels dangereux de la Chine en font également le plus grand émetteur de mercure au monde, une neurotoxine et une menace majeure pour la santé publique lorsqu’elle parvient à polluer l’air, l’eau et le sol. La Chine est le leader mondial en matière de pollution atmosphérique au mercure provenant de ses propres centrales électriques au charbon, ainsi que des centrales que les entreprises publiques chinoises financent, construisent et exploitent dans d’autres pays. Les États-Unis ont été le premier pays à adhérer à la Convention de Minamata sur le mercure de 2013, un accord international qui vise à protéger la santé humaine et l’environnement en abordant de manière exhaustive les sources de mercure, le commerce, son utilisation dans les produits, les émissions, le stockage et les déchets. En outre, le Mercury Program du département d’État des États-Unis finance des projets visant à promouvoir de meilleures pratiques environnementales parmi les mineurs d’or artisanaux et à petite échelle (ASGM), en réduisant l’utilisation du mercure utilisé tout en maintenant ou en augmentant la récupération de l’or par les mineurs. Le programme finance également des projets visant à réduire les émissions de mercure issues de la combustion du charbon. La république populaire de Chine (RPC) est également partie à la Convention de Minamata sur le mercure, mais elle continue de permettre à ses citoyens de promouvoir l’utilisation du mercure par les ASGM dans de nombreux pays en développement.

Trafic d’animaux sauvages

La Chine est incontestablement le plus grand consommateur mondial d’animaux sauvages légaux et illégaux, et elle a été identifiée comme un pays ciblé dans le cadre de la loi Eliminate, Neutralize, and Disrupt (END) Wildlife Trafficking Act portant sur l’élimination, la neutralisation et la perturbation du trafic d’espèces sauvages. Le trafic d’espèces sauvages est un crime transnational grave qui menace la sécurité, alimente la corruption, prive les communautés de moyens de subsistance économiques légitimes, pousse les espèces au bord de l’extinction et propage des maladies. Les États-Unis demandent depuis longtemps au Parti communiste chinois (PCC) d’améliorer son comportement en matière de lutte contre le trafic d’animaux sauvages et a obtenu des succès diplomatiques tels que l’interdiction quasi complète du commerce de l’ivoire sanctionné par le gouvernement chinois en 2017. Les États-Unis demandent au PCC de mettre définitivement fin aux ventes d’animaux sauvages à haut risque sur les marchés traditionnels de produits frais, une mesure qui permettrait de réduire l’utilisation des animaux sauvages issus du trafic et des produits dérivés de ces animaux.

Exploitation forestière illégale et commerce associé 

La Chine est le plus grand consommateur mondial de produits ligneux issus de l’exploitation illégale des forêts. Le pays favorise l’exploitation illégale des forêts dans les pays producteurs, alimente le commerce associé de produits récoltés illégalement pour un montant compris entre 52 et 157 milliards de dollars par an, et nourrit la corruption de même que le crime transnational organisé. En outre, les investissements chinois dans les infrastructures étrangères et les secteurs des ressources naturelles ont recours à des pratiques économiques déloyales, ne tiennent pas compte des mesures de protection environnementales et sociales, et ciblent des pays dont les institutions de contrôle et d’application de la loi sont faibles, les rendant vulnérables à l’extraction prédatrice chinoise. Ces pratiques de développement irresponsables contribuent à la déforestation, ainsi qu’à la dégradation des terres et sapent l’industrie forestière légitime dans le monde entier. La Chine devrait suivre l’exemple des États-Unis et d’autres pays et mettre en œuvre une interdiction complète des importations illégales de bois.

Gestion des déchets 

La Chine est le plus grand producteur et exportateur de produits en plastique, représentant près de 30 % du total mondial. Une analyse approfondie de la littérature réalisée en 2019 par l’université de Tianjin estime que la Chine est le premier producteur mondial de déchets plastiques. Au moins 13 % des déchets plastiques domestiques chinois ne sont pas gérés et sont rejetés ou déchargés directement dans l’environnement sous forme de pollution, ce qui se traduit par des millions de tonnes par an. Alors que le Parti communiste chinois (PCC) soutenait auparavant le recyclage mondial du plastique, la politique « Épée nationale » (qui est entrée en vigueur en 2018) a fortement restreint l’importation de déchets plastiques recyclables et a perturbé le commerce mondial de ces déchets. Aujourd’hui, la plupart des déchets plastiques, que la Chine importait avant 2018, sont enfouis, incinérés ou traités par des pays en développement mal adaptés pour gérer cette augmentation soudaine, ce qui, en fin de compte, met encore plus à rude épreuve les écosystèmes. Les États-Unis soutiennent la gestion écologiquement saine de tous les déchets et débris et encouragent la gestion durable des matériaux, une approche systématique visant à utiliser et à réutiliser les matériaux de manière plus productive tout au long de leur cycle de vie.

L’initiative chinoise des nouvelles routes de la soie

L’initiative vedette de la Chine, « Une Ceinture Une Route » (OBOR – One Belt One Road Initiative), plus connue sous le nom des nouvelles routes de la soie, aspire à créer un réseau de routes commerciales terrestres et maritimes renforcées pour mieux relier la Chine au reste du monde. Cependant, la mise en œuvre des nouvelles routes de la soie manque de directives environnementales claires, de normes de sécurité et de mesures de protection des travailleurs. De nombreux projets financés par cette initiative ne répondent pas aux normes internationales, laissant aux pays la charge de faire face aux conséquences néfastes longtemps après la fin d’un projet. Les mesures de protection environnementale dépendent des lois des pays hôtes, et Beijing éloigne les nations du développement durable de leur économie. Ces dernières années, des projets soutenus par les Chinois sur plusieurs continents ont entraîné le déplacement des populations locales, ont affecté la qualité de l’eau, pollué les terres adjacentes et endommagé des écosystèmes fragiles. Bon nombre des projets d’infrastructure chinois prévus dans le monde entier pourraient avoir des conséquences similaires. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a constaté que les couloirs de ces nouvelles routes de la soie chevauchent plus de 1700 sites critiques pour la biodiversité de même que les aires de distribution géographique de 265 espèces menacées qui pourraient être négativement affectées par ces projets. Une étude publiée dans Nature Sustainability a suggéré que les projets des nouvelles routes de la soie pourraient conduire à une « dégradation permanente de l’environnement » en raison des dommages causés à l’environnement par la pollution, la disparition de l’habitat et la mortalité de la faune sauvage, entre autres.

Débris marins

La Chine est le plus grand émetteur de débris plastiques marins au monde. Selon ses propres experts, la Chine a rejeté en 2017 jusqu’à un million de tonnes de déchets plastiques dans l’océan. La présence de plastiques dans l’océan coûte chaque année des milliards de dollars aux secteurs maritime, de la pêche et du tourisme. Elle menace en outre la sécurité alimentaire et la santé publique. Selon un rapport du forum 2020 de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), les dommages causés par les débris marins aux économies membres de l’APEC ont été estimés à plus de 11 milliards de dollars pour la seule année 2015.

Les États-Unis s’efforcent proactivement de prévenir et réduire les débris marins au niveau national et soutiennent les actions en ce sens au niveau international. Les États-Unis préconisent une gestion écologiquement saine de tous les déchets, encouragent le recyclage des déchets plastiques et apportent leur soutien aux solutions innovantes qui s’inspirent du marché pour gérer, réduire et, en définitive, prévenir la pollution de l’environnement par les déchets et les débris, et notamment les déchets plastiques. Lors des conférences Our Ocean de 2014 à 2019, les États-Unis ont pris 113 engagements évalués à plus de 4,3 milliards de dollars pour promouvoir une pêche durable, lutter contre les débris marins et soutenir l’océanographie, ainsi que l’observation et l’exploration marines. Lors de la conférence Our Ocean qui s’est tenue l’année dernière, les États-Unis ont annoncé 23 nouveaux engagements évalués à 1,21 milliard de dollars, dont trois nouveaux engagements relatifs aux débris marins.

Pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans le monde  

La Chine exerce une pression accrue sur les stocks mondiaux de poissons par des pratiques de pêche non durables. Le Parti communiste chinois (PCC) subventionne la plus grande flotte de pêche du monde, dont l’une des plus grandes flottes de pêche hauturière opérant en haute mer et dans les eaux d’autres pays. Les navires chinois violent régulièrement les droits souverains et la juridiction d’autres États côtiers, pêchent sans autorisation, et pratiquent la surpêche en violation des accords d’autorisation. Bien que Beijing revendique une politique de « tolérance zéro » en ce qui concerne ces questions, les problèmes sont très répandus. La Chine est l’un des pires auteurs de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans le monde, au mépris des mesures internationales de gestion de la pêche. En réponse, les États-Unis développent de nouveaux outils et travaillent avec des partenaires internationaux pour garantir la légalité et la durabilité de la pêche mondiale, tout en encourageant le PCC à exercer un contrôle plus efficace et plus transparent sur les activités de ses flottes et à faire en sorte que les contrevenants répondent de leurs actes.

Manipulation de l’eau du Mékong

L’exploitation par la Chine de sa cascade de mégabarrages, ses pratiques opaques en matière de gestion de l’eau et la modification unilatérale du débit de la partie amont du Mékong ont eu des conséquences catastrophiques pour ses voisins en aval. En décembre 2019, lors du Symposium de recherche sur le Mékong, des chercheurs ont présenté des preuves troublantes concernant la manipulation par la Chine des débits du Mékong au cours des 25 dernières années. Des analyses plus approfondies des données satellitaires accessibles au public et des relevés de hauteur du fleuve de la Commission du Mékong ont confirmé que la plus grande perturbation des débits naturels a coïncidé avec la construction et l’exploitation de grands barrages, a exacerbé les conditions de sécheresse et a contribué à des dommages incommensurables pour la pêche et l’agriculture. Ces problèmes sont aggravés par le fait que la RPC ne partage pas les données essentielles sur les débits d’eau, sans lesquelles les nations de la région du Mékong ne peuvent pas gérer efficacement les ressources en eau ni se préparer aux inondations et aux sécheresses et en atténuer les effets. Les États-Unis exhortent la Chine à respecter son récent engagement à partager les données hydrologiques tout au long de l’année et à travailler de concert avec la Commission du Mékong (MRC) pour tirer parti des partenariats et des plateformes de partage des données existants, notamment la plateforme de partage des données et des informations de la MRC et le site MekongWater.org de la plateforme MWDI.

Pour plus d’informations et ressources, consultez le site Web du Bureau des océans et des affaires environnementales et scientifiques internationales (OES). Pour les demandes de renseignements de la presse, adressez-vous à [email protected].


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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