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Point de presse sur le leadership des États-Unis et l’aide humanitaire

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Département d’État des États-Unis
Richard Albright, sous-secrétaire adjoint chargé du bureau de la Population, des Réfugiés, et des Migrations
Max Primorac, administrateur adjoint principal par intérim de l’Agence des États-Unis pour le développement international
Le 25 septembre 2020

 

Modératrice : Bonjour à tous depuis le Centre médiatique régional pour l’Afrique du département d’État des États-Unis. Je souhaite la bienvenue à nos participants de tout le continent et vous remercie tous de prendre part à cette discussion.

Nous avons le plaisir d’être accompagnés par Richard Albright, sous-secrétaire adjoint du bureau de la Population, des Réfugiés et des Migrations, et de Max Primorac, administrateur adjoint principal par intérim du bureau de l’Assistance humanitaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international. Nos intervenants discuteront du leadership, de l’aide humanitaire et de la diplomatie des États-Unis en Afrique, ainsi que de l’engagement des États-Unis face aux besoins humanitaires urgents sur le continent africain.

Nous commencerons l’appel d’aujourd’hui par les discours d’ouverture de nos intervenants. Nous passerons ensuite à vos questions. Nous essaierons de répondre au plus grand nombre possible de questions pendant le temps qui nous est alloué. Pour rappel, il s’agit d’un point de presse officiel. Et sur ce, je cède la parole à M. Richard Albright. Monsieur Albright, quelques mots pour commencer.

Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright : Merci. Bonjour à tous. C’est un privilège d’être ici avec vous aujourd’hui, avec l’administrateur adjoint principal par intérim M. Primorac. Le bureau de la Population, des Réfugiés et des Migrations du département d’État et le bureau des Affaires humanitaires de l’Agence des États-Unis pour le développement international travaillent main dans la main pour diriger l’action des États-Unis face à la crise humanitaire internationale – dans les pays et régions d’Afrique et dans le monde entier.

En ce qui concerne les besoins humanitaires, l’Afrique héberge plus d’un quart de la population mondiale de réfugiés, qui se monte désormais à 26 millions de personnes dans le monde, selon le dernier rapport sur les tendances mondiales du Haut-Commissariat pour les réfugiés. En Afrique, nous assistons à des crises prolongées et complexes, comme au Soudan du Sud et en Somalie, au Sahel, ainsi qu’à des crises nouvelles et émergentes au Cameroun et au Burkina Faso.

Au Soudan du Sud, un conflit brutal a conduit à la plus grande crise de réfugiés en Afrique, avec près de 2,3 millions de réfugiés sud-soudanais au Soudan, en Ouganda, en Éthiopie, au Kenya et en RDC, en plus de 1,6 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Les conflits armés et la sécheresse ont contraint des générations de Somaliens à fuir leurs foyers. La violence dans plusieurs régions de la RDC a déplacé de force plus de 800 000 réfugiés et plus de 4 millions de personnes à l’intérieur du pays.

Les pays voisins absorbent ces personnes déplacées. L’Ouganda, par exemple, accueille la plus grande population de réfugiés sud-soudanais, plus de 880 000, et le plus grand nombre de réfugiés de la RDC, près de 400 000. Les pays d’Afrique du Nord accueillent un nombre croissant de réfugiés syriens ainsi que de réfugiés et de migrants d’Afrique subsaharienne qui tentent d’atteindre l’Europe. Les besoins humanitaires mondiaux sont en forte augmentation, et l’Aperçu de la situation humanitaire mondiale 2020 a identifié près de 168 millions de personnes qui ont besoin d’aide humanitaire et de protection dans le monde.

Au-delà du nombre choquant de personnes vulnérables, nous avons également constaté une augmentation inquiétante des attaques contre les travailleurs humanitaires mêmes qui s’efforcent d’aider les plus vulnérables du monde. Selon la Base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires, 2019 a surpassé toutes les années précédentes en termes de nombre d’attaques majeures commises contre les travailleurs humanitaires. Au total, 483 travailleurs humanitaires ont été tués, enlevés ou blessés dans 277 incidents de violence distincts. En 2019, le Soudan du Sud, le Mali, la République centrafricaine et la RDC figuraient parmi les sept premiers pays pour le nombre de victimes d’attaques contre les travailleurs humanitaires, avec l’Afghanistan, le Yémen et la Syrie. Et ces derniers mois, nous avons pleuré les vies – pleuré les pertes de vies humaines causées par les violentes attaques de cette nature au Niger et au nord-est du Nigéria.

Pour passer à ce que font les États-Unis pour aider les personnes vulnérables et travailler avec nos partenaires dans toute l’Afrique, je voudrais souligner que nous jouons actuellement un rôle de premier plan dans la réponse internationale à chacune de ces situations de crise que je viens de mentionner. Au cours de l’exercice fiscal 2019, le bureau de la Population, des Réfugiés et des Migrations du département d’État a fourni plus de 960 millions de dollars d’aide humanitaire ne serait-ce que sur le continent africain. Et pour l’exercice fiscal 2020, nous sommes en bonne voie pour fournir un total de près d’un milliard. Pour la riposte à la pandémie de COVID-19 nous avons donné 120 millions de dollars aux pays africains et aux interventions régionales en Afrique.

Et nous fournissons cette assistance par l’intermédiaire de nos partenaires, qui vont d’organisations humanitaires internationales telles que le Haut-Commissariat pour les réfugiés, le Comité international de la Croix-Rouge, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, l’UNICEF et l’Organisation internationale pour les migrations, ainsi que des organisations non gouvernementales, y compris celles qui contribuent à répondre à des besoins très locaux et spécifiques grâce à nos subventions Julia Taft.

C’est un impératif stratégique des États-Unis d’aider les plus vulnérables en les faisant bénéficier de leur leadership et de leur expertise en matière d’assistance humanitaire, en aidant les personnes déplacées près de chez elles jusqu’à ce qu’elles puissent rentrer et / ou immigrer en toute sécurité et volontairement. Nous défendons le respect du droit international humanitaire et protégeons et aidons les victimes des conflits. Nous avons travaillé avec des partenaires pour faciliter le retour volontaire en toute sécurité des réfugiés au Mozambique, au Tchad, en Éthiopie, en Somalie et au Nigéria.

Le leadership du gouvernement des États-Unis s’inscrit dans une tradition plus large de générosité en matière humanitaire, et cette générosité est également présente au sein de nos entreprises du secteur privé, des organisations de la société civile, y compris des organisations confessionnelles, jusqu’aux citoyens américains à titre privé, qui donnent plus que ceux de toute autre nation et qui sont présents sur le terrain face aux crises aux côtés des organisations internationales et non gouvernementales.

Et je voudrais également souligner que si notre aide est essentielle aux efforts de protection et d’assistance aux réfugiés, aux victimes de conflits, aux personnes déplacées à l’intérieur du pays, aux apatrides et aux migrants vulnérables, un aspect important de notre soutien est souvent négligé – ce que l’on oublie souvent, c’est l’accent que nous mettons sur le renforcement des ressources et des capacités des communautés d’accueil dans toute l’Afrique. Et nous reconnaissons qu’il existe des défis sociaux, économiques et politiques qui peuvent être exacerbés par un afflux de personnes vulnérables, en particulier dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Et si nous investissons dans les personnes vulnérables, c’est en fin de compte pour permettre qu’elles se rétablissent et contribuent aux communautés d’accueil, de sorte à améliorer ainsi la vie de toutes les personnes impliquées.

Je voudrais également que vous reteniez un autre point important : les États-Unis accordent une grande importance aux partenariats dans le cadre de la réponse humanitaire internationale aux crises. C’est en partie la raison pour laquelle notre secrétaire d’État adjoint a organisé hier un dialogue de haut niveau avec les 10 principaux donateurs du monde en réponse aux besoins humanitaires mondiaux, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Et alors que nous célébrons le 75ème anniversaire de l’ONU en tant que communauté internationale de nations, nous devons nous engager, les donateurs actuels comme les nouveaux, à mobiliser des ressources pour répondre à des besoins sans précédent. Comme plusieurs intervenants l’ont souligné, cela ne peut pas venir uniquement des principaux donateurs. Les donateurs nouveaux et émergents doivent faire un geste pour supporter ce fardeau qui pèse si lourdement sur les pays qui accueillent les réfugiés et les populations déplacées.

Il est tout aussi important de travailler ensemble pour trouver des solutions aux conflits qui provoquent le plus de déplacements forcés. Dans les régions, pays – la région du Sahel, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Mali, nous avons annoncé hier un total de près de 152 millions de dollars de financement des États-Unis pour fournir une aide d’urgence aux réfugiés, aux personnes déplacées à l’intérieur des pays et aux communautés vulnérables.

La semaine dernière seulement, nous avons annoncé un montant initial – un montant supplémentaire de 5 millions de dollars pour le fonds Education Cannot Wait, ce qui porte notre soutien total à 40 millions depuis 2017. En Éthiopie, 12 000 enfants de réfugiés et de communautés d’accueil dans deux régions ont bénéficié de la construction et d’aménagements de bâtiments scolaires, ainsi que de bourses de formation des enseignants pour améliorer les écoles locales, intégrer les services d’éducation des réfugiés au système éducatif national, et réduire la dépendance de l’aide humanitaire à long terme. Ce n’est qu’un exemple du genre de travail d’Education Cannot Wait sur l’ensemble du continent.

Et enfin, je voudrais souligner notre soutien au peuple du Soudan du Sud, y compris aux réfugiés sud-soudanais dans les pays voisins avec un financement de près de 108 millions de dollars annoncé hier par l’administrateur par intérim M. Barsa, dont près de 97 millions proviennent de notre bureau PRM, principalement au bénéfice des réfugiés sud-soudanais dans les pays voisins. Et cela porte notre soutien total à la crise du Soudan du Sud cette année à près de 907 millions de dollars. Et nous avons mobilisé près de cinq milliards et demi pour faire face à la crise au Soudan du Sud depuis le début en 2014. Tous les partenaires dévoués fournissent une aide vitale aux réfugiés et aux communautés locales qui abritent des réfugiés, de sorte que les enfants puissent être scolarisés, la population logée, et à ce que les survivants de violences sexistes puissent bénéficier d’une aide.

Sur ce, je voudrais me tourner vers mon collègue Max de l’USAID pour son allocution, et ensuite nous répondrons avec plaisir à vos questions. Merci beaucoup.

M. Primorac : Merci, Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright, et bonjour à tous les participants. Je pense qu’il est également important de réaffirmer que les États-Unis sont le premier donateur mondial d’aide humanitaire. Près des deux tiers de ce financement, soit plus de 6 milliards, proviennent du bureau de l’Assistance humanitaire de l’USAID. C’est mon bureau. Et qui plus est – plus de la moitié de ce montant est consacré à l’Afrique

L’USAID dirige et coordonne les actions d’assistance en cas de catastrophe à l’étranger du gouvernement des États-Unis, et nous apportons une aide vitale à des dizaines de millions de personnes dans le monde. En Afrique, l’USAID est intervenue face à des catastrophes dans près de 30 pays l’année dernière, notamment en réponse aux inondations, aux sécheresses, à l’épidémie d’Ébola en république démocratique du Congo et aux nombreuses urgences complexes qui découlent des conflits et de l’insécurité. Et nous continuons à soutenir les communautés vulnérables dans l’ensemble du continent africain.

Hier, comme l’a mentionné le sous-secrétaire adjoint Albright, les États-Unis ont annoncé près de 152 millions de dollars d’aide humanitaire supplémentaire pour les pays du Sahel, dont plus de 85 millions en provenance de notre bureau de l’Assistance humanitaire pour fournir de manière spécifique des aliments et des abris d’urgence, des soins de santé primaires, des fournitures médicales et des médicaments essentiels, de l’eau potable et des moyens de substance pour les familles économiquement touchées par la crise. Notre administrateur par intérim, John Barsa, a également annoncé une aide humanitaire supplémentaire de près de 108 millions d’euros pour notre action au Soudan du Sud. Sur ce montant, l’USAID fournira plus de 11 millions d’aide alimentaire d’urgence pour s’assurer que les familles ont suffisamment à manger.

Nous avons annoncé ce mois-ci une aide humanitaire supplémentaire de 15 millions d’euros dans le cadre des actions de lutte contre l’Ébola en république démocratique du Congo. Les États-Unis, et leurs équipes d’intervention en cas de catastrophe que nous appelons DART, D-A-R-T, ont joué un rôle majeur pour mettre fin à la propagation de la précédente épidémie d’Ébola qui s’est terminée en juin, et nous continuons à jouer un rôle clé dans les efforts de lutte contre l’épidémie actuelle.

Nous intervenons également face aux récentes inondations qui, comme vous le savez, ont des répercussions dans de vastes zones de l’Afrique de l’Est, du Centre et de l’Ouest. Cela comprend les pays du Soudan du Sud, de l’Éthiopie, de la Somalie, du Tchad, du Niger, du Cap-Vert, du Sénégal et du Soudan. Et au Soudan, nous avons récemment – nous venons de transporter par avion 155 tonnes de fournitures de secours essentielles pour aider les personnes touchées par les inondations.

Les États-Unis restent également à la tête des actions de riposte à la COVID-19 dans le monde entier. En Afrique, l’USAID a fourni plus de 254 millions d’aide humanitaire pour favoriser la prévention et la réponse à la COVID-19 dans certaines des communautés les plus vulnérables. Et dans la mesure où les gens sont plus résilients face aux crises et aux catastrophes lorsqu’ils sont en bonne santé, bien nourris et économiquement en sécurité, nous travaillons simultanément toute l’année dans de nombreux pays d’Afrique pour nous attaquer aux causes profondes de la faim et de la pauvreté afin d’établir une base stable pour la croissance. Merci.

Modératrice : Merci, messieurs Albright et Primorac. Nous allons maintenant commencer la partie questions et réponses de l’appel d’aujourd’hui. Nous vous demandons également de vous limiter à une question liée au sujet de la conférence d’aujourd’hui, l’aide humanitaire des États-Unis.

Notre première question nous vient de Maria Maalouf. Maria, vous pouvez poser votre question.

Question : Bonjour. Oui. Ma question porte sur les informations en ce qui concerne la situation humanitaire au Tchad. Et on dit qu’Idriss Déby, le président du Tchad, a favorisé le désordre et la corruption dans le pays, et la situation humanitaire y est très difficile.

Modératrice : Maria, quelle est votre question ?

Question : Quel est le projet humanitaire des États-Unis pour le Tchad et comment les États-Unis peuvent-ils lutter contre la corruption favorisée par le président du Tchad, je pense, M. Déby ?

Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright : Je pense que Max et moi aurons peut-être un point à soulever à ce sujet. Je veux dire, je ne – nous fournissons toute une gamme de prestations d’assistance humanitaire au Tchad et aux autres pays pour répondre aux besoins humanitaires urgents des populations qui sont touchées par – touchées par les catastrophes naturelles qui touchent les populations de réfugiés, et il y a des populations réfugiées importantes au Tchad en provenance du Soudan du Sud, du Cameroun, du Nigéria. Nous fournissons donc une aide humanitaire par l’intermédiaire d’agences humanitaires – le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le Comité international de la Croix-Rouge, l’OIM, le Programme alimentaire mondial, pour répondre aux besoins immédiats des personnes déplacées ou qui ont besoin d’assistance.

Notre aide ne va donc pas au gouvernement. Aucune portion de notre aide humanitaire ne va aux gouvernements. Elle va à ces organisations internationales et à un éventail d’organisations non gouvernementales. Nous veillons donc à ce que, même si nous opérons dans des pays où les gouvernements ne sont peut-être pas à la hauteur de nos normes, notre aide parvienne à ses bénéficiaires sans entrave, et c’est une condition indispensable pour nous. C’est ainsi que nous protégeons nos intérêts humanitaires et veillons à ce que les besoins des populations soient satisfaits. Merci.

M. Primorac : C’est – c’est Max. L’USAID travaille de manière similaire par l’intermédiaire de nos partenaires sur le terrain, qu’il s’agisse d’organisations internationales, d’ONG internationales ou d’organisations confessionnelles. Donc, en règle générale, dans le monde entier, notre aide ne passe pas par les gouvernements des pays où nous sommes présents. Nous nous coordonnons avec les gouvernements hôtes, mais toute notre aide passe par nos partenaires. Et cela afin de garantir que l’aide vitale que nous fournissons parvienne directement aux populations vulnérables. À vous.

Modératrice : Merci. La question suivante nous vient de Pearl Matibe d’Open Parliament.

Question : Bonjour, Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright et M. Primorac. Je vous remercie de votre disponibilité aujourd’hui. Je veux juste poser une question. Je ne sais peut-être pas si Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright pourrait avoir une idée en termes de – si le nombre de personnes déplacées en particulier dans le nord du Mozambique a augmenté. Avons-nous des informations récentes le rythme d’augmentation de ce nombre et ce nombre maintenant, en particulier d’octobre 2017 à aujourd’hui ?

Et aussi, je voulais simplement vous poser la question. De nombreux Zimbabwéens ont émigré hors de ce pays en raison de son déclin socioéconomique depuis le début des années 2000. Avons-nous une idée du nombre de réfugiés zimbabwéens, disons, en Afrique du Sud et ailleurs ? J’apprécierais. Si vous n’avez pas l’information, je peux peut-être me mettre en contact avec votre personnel à – cette semaine. Merci.

Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright : Oui, merci pour la question. Je veux dire, le – je veux dire, j’ai vu des estimations de quelques centaines de milliers de personnes déplacées du nord du Mozambique mais je n’ai pas – je n’ai pas ce chiffre devant moi, mais nous pouvons revenir vers vous avec des éléments plus spécifiques. C’est évidemment – c’est une situation fluide, donc ce chiffre change un peu avec le temps.

En ce qui concerne le Zimbabwe, oui, des Zimbabwéens ont émigré du pays à la recherche d’emplois et d’opportunités et je pense qu’il s’agit d’un nombre assez important. On peut également étudier ces tendances migratoires. Il n’y a pas beaucoup de Zimbabwéens qui sont réellement inscrits à titre de réfugiés auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, ce serait donc – c’est un concept d’inscription un peu différent pour les personnes qui ont une crainte fondée de persécution et les migrants pour des raisons économiques ne figureraient pas dans ces chiffres. Mais nous allons regarder et voir si nous avons des données sur le nombre de migrants zimbabwéens ou des données plus larges sur la migration en Afrique. Merci.

M. Primorac : Si vous me permettez – si je puis ajouter, il y a un rapport récent apparemment du Bureau de la coordination de l’assistance humanitaire des Nations unies, l’OCHA, selon lequel au cours des huit derniers mois dans le nord du Mozambique, en raison de l’insécurité et de la violence, on estime que 250 000 personnes ont été déplacées. Ce sont les derniers chiffres dont nous disposons. Je pense que cela date du 10 septembre.

Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright : Oui, bien. Merci, Max.  C’est à peu près ce que je pensais mais je n’avais pas le nombre devant moi. Alors merci beaucoup.

Modératrice : Merci. La question suivante vient d’un journaliste qui a envoyé une question en ligne. Il s’agit de Dusabemungu Ange de la Victoire de Top Africa News du Rwanda. La question est la suivante : « J’aimerais en savoir plus sur l’aide humanitaire américaine – dans quelle mesure elle aide les réfugiés sud-soudanais hébergés à Palabek, en Ouganda. Avez-vous des informations sur ces réfugiés ? Dans l’affirmative, quelle est leur situation et quels sont projets futurs du gouvernement américain pour eux. Qu’en est-il de leur retour dans leur patrie et les États-Unis s’occupent-ils d’eux ? D’après certaines informations que nous obtenons des salésiens de Don Bosco qui s’y trouvent, il est clair que les réfugiés ont besoin d’être aidés, surtout pendant cette période de COVID-19. Comment pensez-vous que l’aide humanitaire américaine peut aider ces réfugiés pendant cette période et combien les États-Unis ont-ils investi jusqu’à présent pour les réfugiés de toute l’Afrique et de la région de l’Afrique de l’Est ? »

Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright : Eh bien, merci pour votre intérêt et ces questions. Je pense donc, comme je l’ai dit dans mon discours d’ouverture, qu’il y a – l’Ouganda accueille 880 000 réfugiés du Soudan du Sud en plus de 400 000 autres de la RDC. Et nous fournissons une aide humanitaire principalement par l’intermédiaire du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, mais aussi d’autres organismes et de multiples organisations non gouvernementales, et elle parvient à – la plupart des réfugiés sud-soudanais se trouvent dans le nord de l’Ouganda, et Palabek est l’un des camps proches de Bidi Bidi dans le nord où la population est concentrée.

Notre – nous avons fourni jusqu’à présent cette année 322 millions de dollars dans le cadre de l’intervention face à la crise au Soudan du Sud. Nos financements ne sont pas toujours faciles à identifier spécifiquement par pays car nous répondons à la crise qui touche la population. Ainsi, nos – les 322 millions que j’ai cités vont aux réfugiés qui ne sont pas seulement en Ouganda, mais aussi en Éthiopie, au Kenya, au Soudan et qui sont originaires du Soudan du Sud. Donc – mais il y a une part importante de cela qui aide ces réfugiés en Ouganda, et qui leur permet de disposer d’un abri, de soins de santé, d’eau et d’installations sanitaires, de moyens de subsistance, d’une protection contre la violence sexiste, qui les aide à trouver – à se faire enregistrer, à obtenir un accès aux services et à l’emploi. Et nous travaillons également très étroitement avec les communautés d’accueil pour assurer – pour les aider à supporter la charge de ces populations importantes, et nous travaillons en très étroite collaboration avec les autorités ougandaises sur l’accès aux services et les questions de sécurité également. À vous.

M. Primorac : Pour ajouter à ce que le sous-secrétaire adjoint Albright vient de dire, comme je l’ai dit dans mon discours, près de la moitié des 6 milliards de dollars que nous fournissons dans le monde va à l’Afrique. Et si l’on prend le Soudan du Sud par exemple, pour notre exercice fiscal 2020, cela se monte à près d’un milliard de dollars, plus de 900 millions. Et depuis 2013, nous avons fourni au Soudan du Sud près de cinq milliards et demi de dollars. Et l’USAID, avec son aide au Soudan du Sud, touche plus d’un million, ou 1,3 million de personnes chaque mois. Et nous fournissons des choses comme de la nourriture, des éléments nutritifs, des soins médicaux, des améliorations à l’assainissement, des abris, de l’eau potable et veillons à la protection des communautés vulnérables touchées par le conflit. Je pense qu’il est important de noter que nous avons des équipes d’intervention en cas de catastrophe sur le terrain, des DART, qui sont là et qui travaillent en très étroite collaboration avec les gouvernements des pays d’accueil, très étroitement avec les agences internationales, et elles surveillent constamment la situation pour savoir si nous répondons aux besoins et déterminer également si nous devons ou non apporter une aide supplémentaire. 

Nous sommes donc – nous avons une très forte empreinte humanitaire en Afrique. Nous sommes – nous avons tendance à être le plus grand donateur des pays dans le domaine de l’aide humanitaire, et nous nous attachons à pouvoir identifier les nouveaux besoins d’aide humanitaire. Merci.

Modératrice : Merci. Notre dernière question sera celle de Kevin Kelley du Nation Media Group du Kenya. La question est la suivante : « Il est bien documenté que les responsables sud-soudanais continuent de voler des millions de dollars d’aide destinée à leur population. Pourquoi les États-Unis sont-ils convaincus que cette dernière infusion profitera réellement à ceux qu’ils entendent aider ? »

M. Primorac : Oui, Richard, si vous me permettez.

Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright : Allez-y.

M. Primorac : Et on a posé cette question plus tôt, et ce sera la même réponse. Nous travaillons directement avec nos partenaires de confiance, des partenaires avec lesquels nous travaillons dans de nombreuses autres régions du monde et depuis de nombreuses années. Et juste pour vous donner quelques exemples, le Programme alimentaire mondial avec lequel nous travaillons directement fournit directement à la population une aide alimentaire d’urgence à environ 160 000 personnes dans les zones touchées par les inondations seulement. Il y a aussi l’Organisation internationale des migrations, que nos deux bureaux soutiennent. Il y a aussi l’UNICEF. Il existe un bon nombre d’ONG internationales et d’organisations confessionnelles.

Donc, l’argent, notre argent ne parvient pas aux coffres du gouvernement car nous travaillons directement avec nos partenaires de confiance qui sont sur le terrain, et c’est ainsi que nous pouvons nous assurer qu’il n’y a pas de malversation dans l’utilisation de nos fonds, et surtout, que nous pouvons garantir que ces communautés vulnérables et ces personnes désespérées reçoivent le type de soutien vital dont elles ont besoin. Merci.

Monsieur le sous-secrétaire adjoint Albright : Oui. Vous l’avez dit. Merci, Max.

Modératrice : Merci. Cela met fin au point de presse d’aujourd’hui. Je voudrais remercier nos invités de nous avoir parlé aujourd’hui et remercier tous les journalistes pour leur participation. Si vous avez des questions sur le point de presse d’aujourd’hui, vous pouvez contacter le Centre régional des médias pour l’Afrique à [email protected] Et n’oubliez pas de nous suivre sur Twitter, @AfricaMediaHub. Merci.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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