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Point de presse téléphonique spécial avec l’amiral Karl L. Schultz, commandant de la Garde côtière des États-Unis, et l’amiral Robert P. Burke, commandant des forces navales américaines Europe-Afrique et du Commandement des forces interarmées alliées de Naples

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Département d’État des États-Unis
Centre médiatique régional de l’Afrique
Le 5 octobre 2020

 

Modératrice : Bonjour à tous du Centre médiatique régional de l’Afrique du département d’État des États-Unis. Je souhaite la bienvenue à nos participants en ligne sur tout le continent et vous remercie tous de vous joindre à cette discussion.

Nous avons le plaisir aujourd’hui d’être en compagnie de l’amiral Karl Schultz, commandant de la Garde côtière américaine, et de l’amiral Robert P. Burke, commandant des forces navales américaines Europe-Afrique et du Commandement des forces interarmées alliées de Naples. L’amiral Schultz et l’amiral Burke nous parleront des partenariats des États-Unis avec les pays africains pour renforcer les capacités des partenaires, faire respecter l’ordre fondé sur des règles et faciliter la libre circulation commerciale. L’amiral Schultz et l’amiral Burke nous parlent de Naples, en Italie.

Nous commencerons l’appel d’aujourd’hui par les allocutions d’ouverture de l’amiral Schultz et de l’amiral Burke, puis nous passerons à vos questions. Nous essaierons de répondre au maximum de questions pendant le temps dont nous disposons aujourd’hui.

À titre de rappel, l’appel d’aujourd’hui est enregistré. Et là-dessus, je vais céder la parole à l’amiral Karl Schultz, commandant de la Garde côtière américaine, pour son allocution d’ouverture.

Amiral Schultz : Bonjour et merci à notre modératrice, Mme Marissa Scott. J’ai le grand honneur d’être accompagné par le commandant des forces navales américaines pour l’Europe et l’Afrique, l’amiral Robert Burke. Nous sommes tous deux membres complémentaires du service naval américain et tenons à souligner la santé des économies, la bonne gouvernance et l’autonomie des 54 pays du continent africain. Ensemble, nous nous engageons à faire respecter un système fondé sur des règles qui favorise la paix, la sécurité, la prospérité et la souveraineté de toutes les nations.

Depuis plus de 230 ans, la Garde côtière des États-Unis œuvre pour l’utilisation libre et ouverte des espaces maritimes communs mondiaux et aide nos partenaires et alliés qui partagent les mêmes idées à renforcer leur capacité à défendre et à affirmer leur propre souveraineté. La bande inclinée emblématique qui marque la proue de chaque navire de la Garde côtière depuis 1967 est maintenant un symbole mondial de sécurité et de gouvernance maritimes. C’est notre personnel qui fait la spécificité de la contribution de la Garde côtière des États-Unis ; ce lien humain irremplaçable de formation, d’échanges et de soutien qui démontre un engagement à long terme à relever ensemble les défis mondiaux.

Notre travail sur le continent africain permet de préserver la paix grâce à un engagement constant et transparent au service du progrès de la gouvernance maritime. Depuis plus de dix ans, nous soutenons fièrement le Partenariat pour l’application de la loi maritime en Afrique, sous les auspices du Commandement des États-Unis pour l’Afrique et de la direction des forces navales américaines en Afrique. Les vastes autorités, capacités, l’expertise technique et les relations internationales de la Garde côtière américaine ont aidé plus de 30 pays de tout le continent africain à renforcer leurs capacités de maintien de l’ordre et de gouvernance de leur environnement maritime. Au cours des quatre dernières années seulement, la Garde côtière des États-Unis a envoyé 45 équipes de formation mobiles dans 16 pays différents et fourni 350 jours de soutien opérationnel direct grâce à des cotres ou des détachements de maintien de l’ordre.

Plus récemment, en août, notre navire garde-côte de 270 pieds Bear a participé à des formations et des patrouilles conjointes à la demande du gouvernement de la République du Cap-Vert pour améliorer la connaissance du domaine maritime et lutter contre la criminalité organisée transnationale. L’année dernière encore, notre cotre à endurance moyenne Thetis a mené une opération conjointe pour lutter contre la piraterie et surveiller les flottes de pêche dans le golfe de Guinée avec un navire de la marine nigériane, qui était autrefois un cotre de haute endurance de la Garde côtière transféré en 2011 en tant qu’article de défense excédentaire.

La pêche illégale, non déclarée ou non réglementée – ce que nous appelons la pêche INN – est un axe clé de notre travail avec nos partenaires africains. Il s’agit d’une activité criminelle qui affaiblit l’ordre mondial fondé sur des règles et menace la souveraineté et la sécurité économique de nombreux pays africains ayant un domaine maritime.

Le poisson est une ressource mondiale stratégique. L’Afrique de l’Ouest par exemple comprend plusieurs zones de pêche hautement productives qui fournissent jusqu’à 60 à 70 pour cent de l’approvisionnement en protéines de la région. La pêche INN compromet la capacité des États maritimes – en Afrique et dans le monde entier – à assurer leur propre sécurité alimentaire nationale. La perte de cette sécurité peut déstabiliser les économies fragiles de nombreux États côtiers. La pêche INN représente au total entre un tiers et la moitié des produits de la pêche et une perte annuelle estimée à 2,3 milliards de dollars rien qu’en Afrique de l’Ouest.

Elle est également symptomatique d’une vulnérabilité plus générale en matière de sécurité, en particulier pour ceux qui ont actuellement une capacité limitée à patrouiller dans leur domaine maritime ou à appréhender et traduire en justice des acteurs criminels. La pêche INN va souvent de pair avec d’autres activités illicites, notamment les atrocités du trafic d’êtres humains et du travail forcé, ainsi que la contrebande de substances illégales.

Nous sommes particulièrement préoccupés lorsque l’INN est le fait d’acteurs étatiques ou encouragée par ceux-ci. Ces États peuvent se servir des ressources du gouvernement pour faciliter des opérations de pêche illégales, encourager ou aider leurs flottes de pêche commerciale à violer les eaux souveraines et les zones économiques exclusives, obtenir des autorisations et d’autres certifications douteuses par le biais d’arrangements illégaux avec des fonctionnaires corrompus, ou même intimider les pêcheurs locaux légitimes à l’aide de navires armés et en ayant recours à des pratiques de navigation dangereuses.

Les acteurs de l’INN opèrent dans l’ombre, c’est pourquoi nous avons besoin d’un large réseau de partenaires pour éradiquer cette menace à notre prospérité collective. Ensemble, nous pouvons démasquer les acteurs malveillants et mettre fin à ces agissements illicites. Les leaders mondiaux et les agences régionales de sécurité maritime ne doivent pas permettre la normalisation des comportements illégaux qui érodent une gouvernance maritime responsable. La Garde côtière américaine tirera le meilleur parti de nos efforts collectifs avec des partenaires animés du même esprit pour protéger la souveraineté, favoriser l’application coopérative des lois internationales et promouvoir la stabilité, la légitimité et l’ordre.

Mais qui mieux que l’amiral Burke, le commandant des forces navales américaines en Afrique, peut-il parler de l’engagement durable de l’Amérique dans la région ?

Amiral.

Amiral Burke : Merci, Karl. Merci pour cette présentation. Et c’est formidable d’être ici aujourd’hui avec l’amiral Schultz. La marine et la garde côtière des États-Unis ont une longue tradition de collaboration, et je suis fier de pouvoir dire que Karl est un grand ami.

Notre marine et nos garde-côtes travaillent d’arrache-pied aux côtés de nos partenaires africains au service de la sécurité maritime en Afrique. La sécurité maritime est essentielle pour le continent africain, mais, comme l’a noté l’amiral Schultz, nous sommes confrontés à de graves défis, de la piraterie à la pêche INN, comme l’a dit l’amiral Schultz, sans parler du trafic d’armes et de stupéfiants, et même jusqu’au terrorisme.

Le commerce maritime est la pierre angulaire absolue du commerce. Plus de 90 % du commerce mondial s’effectue par voie maritime. La liberté du commerce maritime sur les océans permet le développement économique et les opportunités de prospérité. Les activités illicites compromettent la stabilité et le développement économique et créent également des conditions favorables à des activités malveillantes.

Nous devons coopérer pour surmonter ces problèmes de sécurité. Ici, aux forces navales en Afrique, nous sommes fiers du travail que nous accomplissons avec nos partenaires. L’année dernière, le navire de la marine américaine Carson City a été déployé dans le golfe de Guinée avec, à son bord, des marins de la Garde côtière américaine absolument essentiels au succès de la mission. Comme l’a dit l’amiral Schultz, le garde-côte américain Bear a fait un excellent travail dans la région cet été, tout comme le garde-côte Thetis au printemps dernier. Et en ce moment, l’Hershel « Woody » Williams se trouve dans le golfe de Guinée dans le cadre d’une collaboration avec des partenaires africains.

Nous avons institué un programme de manœuvres avec nos partenaires en Afrique que nous appelons l’Express Series. Le long de la côte ouest-africaine, il s’appelle Obangame Express, et sur la côte est-africaine, Cutlass Express. Dans les eaux nord-africaines, il s’agit de Phoenix Express. Chacune des manœuvres de cette série porte sur un certain nombre de scénarios de maintien de l’ordre, notamment de lutte contre la contrebande, la pêche illicite et la piraterie. Et la Garde côtière américaine joue un rôle majeur dans toutes celles-ci. Des détachements des forces de l’ordre de la Garde côtière américaine y participent à la formation à terre et en navigation, que ce soit à bord de navires de la Garde côtière ou de navires et avions de la Marine. 

Nous sommes fiers de travailler en équipe avec la Garde côtière américaine ici aux forces navales en Afrique. Les garde-côtes américains travaillent avec de nombreuses équipes de maintien de l’ordre maritime africaines pour partager leur expertise en matière de gouvernance maritime, et leur nouvelle stratégie est essentielle pour faire face aux problèmes de la région. Le maintien de l’ordre maritime ne se limite pas à procéder à l’arrestation de pirates ou à mettre fin à la pêche illégale. C’est une question de souveraineté et elle est vitale pour préserver la liberté de navigation et des ressources précieuses pour les générations futures.

La gouvernance et le maintien de l’ordre sont tous deux essentiels à la prospérité de l’économie bleue. L’étendue géographique de la région et la portée mondiale des défis doivent nous inciter à tous coopérer et travailler ensemble sur la voie d’un objectif commun, à savoir la sécurité et la stabilité maritimes. Nous avons encore beaucoup à faire et je me réjouis à la perspective de la poursuite de notre collaboration avec la Garde côtière américaine et tous nos partenaires africains. Merci.

Modératrice : Merci, amiral Schultz et amiral Burke. Nous allons maintenant commencer la partie questions et réponses de l’appel d’aujourd’hui. Pour ceux qui posent des questions, veuillez indiquer votre nom et votre organe de presse et vous limiter à une question liée au sujet du point de presse d’aujourd’hui : les partenariats des États-Unis avec les pays africains pour renforcer les capacités des partenaires, faire respecter l’ordre fondé sur des règles et faciliter la libre circulation du commerce.

Notre première question est celle de Dean Winfred de Web Defense en Afrique du Sud. La question est la suivante : « Quel est l’engagement coopératif des garde-côtes et de la marine des États-Unis avec les services de défense et de sécurité sud-africains, ainsi que d’autres pays d’Afrique australe ? »

Amiral Schultz : Bien, amiral Schultz ici. Je vais être le premier à me lancer. La Garde côtière ne travaille pas en partenariat avec les services de défense et de sécurité ou autres en Afrique du Sud. Mais, d’une manière générale, nous accueillons favorablement les opportunités de partenariat dans des domaines d’intérêt mutuel et nos efforts en Afrique s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie plus large et plus globale d’engagement mondial. Donc, je dirais que nos ambassades dans la région de l’Afrique du Sud pourraient faciliter l’exploitation d’éventuelles opportunités futures dans la région. 

Amiral Burke : Sur la question de – l’amiral Burke à l’appareil. Du côté de la marine, l’USS Carney, l’un de nos destroyers des forces navales déployées en position avancée, a effectué des escales dans les ports de Port Victoria, des Seychelles et au Cap, en Afrique du Sud, en mars de cette année, lorsqu’il contournait le continent africain après avoir effectué des opérations de déploiement à l’appui de la cinquième flotte américaine dans la zone d’opérations du Commandement central américain. Notre visite en Afrique du Sud en particulier visait à établir un dialogue avec les responsables sud-africains, la marine sud-africaine en particulier, et initier une conversation sur les modalités de l’établissement d’une relation navale durable. Cette visite a abouti à un accord sur le principe d’une visite future. Nous travaillons toujours sur les détails correspondants, mais nous prévoyons d’effectuer en 2021 une nouvelle visite en Afrique du Sud, dont les détails n’ont toutefois pas encore été définis. Mais je pense qu’il y a là de nombreuses opportunités, comme l’a dit l’amiral Schultz, et lorsque nous mettrons cela en place en Afrique du Sud, nous envisagerons de l’étendre à d’autres partenaires de la région dès que possible.

Modératrice : Merci. La question suivante nous a également été envoyée par courriel de l’Éthiopie, par Silibat Manaye de Fana Broadcasting. La question est la suivante : « Comment la marine américaine combat-elle les pirates dans les parties ouest et est de l’Afrique avec la marine africaine ? » 

Amiral Burke : Dans le domaine de la sécurité maritime, nous travaillons principalement avec les nations africaines pour leur apprendre les techniques, les tactiques, les procédures pour tous les éléments essentiels, pour leur permettre de veiller à leur propre sécurité dans leurs propres eaux territoriales, et aussi pour les aider à préserver leurs propres droits souverains et leur zone économique exclusive. La capacité à disposer d’une connaissance situationnelle de ce qui se passe dans leurs eaux territoriales et dans leurs zones économiques exclusives est essentielle dans cette perspective, ainsi que la mise en place, par exemple, des systèmes nécessaires à une bonne connaissance du domaine maritime, comme nous l’appelons, et des acteurs qui opèrent dans leurs eaux, et des lieux et des moments correspondants. Elles doivent aussi devenir autosuffisantes pour faire face à ceux qui s’y trouvent potentiellement de manière illégitime, et, en dernier lieu, renforcer les capacités de sortie et d’interception, et en conclusion logique, si nécessaire, aborder et, si cela est justifié, intenter des poursuites judiciaires, et c’est là que la Garde côtière intervient vraiment avec son expertise dans les aspects relatifs au maintien de la loi de ces activités.

Donc, selon la partie de l’Afrique dont nous parlons – et dans la partie orientale de l’Afrique, les capacités navales sont un peu moins développées – elles ont chacune des capacités à des degrés divers et sont capables de le faire à des degrés divers, et nous continuons à travailler avec ces pays pour améliorer chacun de ces ensembles de compétences, et non seulement pour améliorer ces capacités, mais aussi pour élargir leurs capacités. Et chacune des séries de manœuvres dont nous parlons est conçue pour faire exactement cela : développer les compétences de base en matière de blocage et de tacle, pour utiliser une analogie sportive, puis une fois que les personnes savent ce qu’elles font, pour mettre en place le travail d’équipe nécessaire pour que l’équipe puisse fonctionner non seulement au sein d’une nation particulière, mais d’une nation à l’autre, de sorte à développer la capacité de chaque nation à travailler avec toutes les autres nations de la région afin qu’elles puissent se protéger mutuellement.

C’est ce que nous essayons de faire dans le cadre de ces manœuvres. Les garde-côtes apportent des capacités et une expertise considérables pour nous faciliter l’accomplissement de cette mission, tout comme d’autres partenaires, y compris nos partenaires européens, nos partenaires navals, d’autres partenaires africains, et c’est un véritable travail d’équipe.

Amiral Schultz : Et la seule chose que j’ajouterais à cela – l’amiral Schultz à l’appareil – juste un exemple. Donc, des autorités, le Kenya est un pays partenaire avec lequel nous travaillons actuellement en profondeur, et l’aide à la sécurité du secteur avec les fonds du département d’État. Nous avons fait une évaluation de la garde côtière du service maritime kenyan, de ses autorités existantes. Nous envoyons certains des membres de leur personnel aux États-Unis pour une formation en résidence. Nous avons des équipes de formation mobiles ici qui aident à renforcer les compétences de la garde côtière du service maritime kényan dont l’amiral Burke a parlé – la capacité à faire appliquer le droit maritime, la capacité à procéder à des arraisonnements et des fouilles en mer, et ensuite, en fin de compte, en cas de violations du droit criminel du Kenya, potentiellement des poursuites judiciaires. Donc, nous travaillons en complément aux activités mondiales de la sixième flotte navale en Afrique ici. C’est un peu la contribution de la Garde côtière, ces compétences particulières, ces années d’expérience dans le domaine des opérations de maintien de l’ordre et de la sécurité maritime.

Modératrice : Merci. Nous allons maintenant passer à des questions en direct des journalistes participants. La question suivante nous vient de M. Nhu Nguyen d’OEC, au Vietnam.

Question : Allô ? Est-ce que vous m’entendez ? Allô ?

Modératrice : Oui, nous vous entendons. Veuillez poser votre question.

Question : D’accord. Ma question [inaudible] l’amiral Schultz et l’amiral Burke. L’un de vous peut-il nous donner des informations sur [inaudible] de la Chine dans le port et la protection des bateaux et des bateaux de pêche [inaudible] à titre de preuve de la politique et de la zone [inaudible] révélée récemment dans les médias. Plusieurs flottilles de pêche chinoises opéraient actuellement au Ghana et des entreprises [inaudibles] utilisant des navires locaux pour pénétrer dans les eaux pour la pêche. Que pouvez-vous nous dire sur la sécurité des chinois ? Que peuvent faire les États-Unis pour persuader un pays comme le Ghana ou le Sénégal de cesser d’accorder des licences de pêche aux entreprises chinoises ? Merci.

Modératrice : Est-ce que nos intervenants ont pu comprendre la question ?

Amiral Schultz : Marissa, nous avons – l’amiral Schultz à l’appareil. Nous avons entendu des bribes. Si c’est – j’ai eu l’impression que c’était une question sur la pêche INN, mais pouvez-vous simplement nous résumer les grandes lignes de la question et nous allons essayer d’y répondre ?

Modératrice : Oui. Je vais demander —

Question : Oui, je —

Modératrice : Je vais demander à l’appelant – Nhu, juste une seconde. Juste si vous pouvez condenser la question pour la réduire à l’essentiel, parce que j’ai eu du mal à la comprendre également. Veuillez reposer votre question. Merci.

Question : Oui. Ma question concerne la pêche illégale des navires chinois dans la région, en Afrique de l’Ouest. Et là, j’ai des informations selon lesquelles plusieurs entreprises de pêche chinoises, des entreprises de pêche, sont actuellement exploitées au Ghana et [inaudible] se servent de bateaux locaux pour aller dans les eaux de pêche. Alors, que dites-vous de la sécurité avec la Chine et des nombreuses, nombreuses plaintes sur le traitement local selon lequel les Chinois ont presque épuisé les ressources de pêche ? Et comme vous l’avez mentionné à cause de [inaudible], je me demandais si vous aviez des commentaires à ce sujet.

Amiral Schultz : D’accord Marissa, Je vais essayer de répondre. L’amiral Schultz ici. Donc, je dirai ceci.

Modératrice : D’accord, je vais essayer de – d’accord, je voulais juste synthétiser cette question d’après ce que j’ai compris.

Amiral Schultz : D’accord.

Modératrice : Sa question porte sur la pêche illégale et les navires chinois spécifiquement au Ghana et ses effets sur les industries de la pêche locales, si j’ai bien entendu. Merci.  

Amiral Schultz : Bien sûr, je pense que c’est aussi ce que j’ai compris. Je dirais ceci. La pêche INN reste une menace de sécurité omniprésente. C’est une menace pour l’économie, une menace environnementale pour toutes les nations. C’est particulièrement problématique pour les États côtiers en développement, et je pense que la côte ouest de l’Afrique est une zone à forte incidence de la pêche INN. La question portait spécifiquement sur la Chine, mais je vous dirais que nous entendons mettre en lumière et dénoncer les activités de pêche illégales, non réglementées et non déclarées dans le monde entier. C’est un fait que la Chine possède la plus grande flotte de pêche lointaine, avec 4 600 navires. Selon les estimations, jusqu’à 16 000 navires présentent des caractéristiques chinoises, certains sont sans État, d’autres opèrent sous pavillons d’États.    

Nous entendons faire en sorte que les pays qui partagent la même vision acquièrent la capacité de contrecarrer ces activités illégales. Nous avons présenté une perspective stratégique sur 10 ans en matière d’efficacité des activités de maintien de l’ordre. Nous voulons aider les pays partenaires africains à développer leurs propres capacités organiques pour examiner ces opérations sur la base du renseignement. Nous observons également le comportement prédateur et irresponsable d’États, qu’il s’agisse de la Chine ou de toute autre nation impliquée dans la pêche illégale, non réglementée et non déclarée. Et cela fait largement intervenir la mise en lumière de l’opacité ou du manque de transparence. Et puis vraiment, le troisième élément ici a trait à la création d’une communauté – une communauté d’intérêts d’États-nations partageant les mêmes idées, d’institutions universitaires, d’ONG qui construisent vraiment une équipe qui s’intéresse à ces ressources alimentaires mondiales. Quarante pour cent des pays du monde tirent une grande partie de leurs protéines de la mer. Ce sont des ressources qui ne sont pas infinies. Nous avons donc besoin de – 93 % des ressources halieutiques mondiales sont surexploitées, sur-sollicitées aujourd’hui.

C’est donc une question importante. Je vais éviter de parler spécifiquement de l’aspect chinois. Il s’agit de toute nation qui est un mauvais acteur de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Nous voulons nous y attaquer de concert, en tant que coalition de partenaires aimés du même esprit, Marissa.

Modératrice : Merci. Merci.

Amiral Schultz : Amiral Burke, souhaitez-vous vous exprimer à ce sujet ?

Amiral Burke : Oui, je pense que l’amiral Schultz a vraiment bien couvert la question. Je pense, encore une fois, que ce n’est pas nouveau. La pêche INN n’est pas nouvelle. Mais elle a un effet profond sur la sécurité de tout pays qui en est victime, de tout pays qui a une frontière maritime, et elle compromet la capacité de ce pays à assurer sa propre sécurité alimentaire intérieure. Elle menace également la sécurité géopolitique mondiale et érode la compétitivité sur les marchés mondiaux, et en fin de compte, elle affaiblit l’ordre international fondé sur des règles. Mais en particulier, comme l’a souligné l’amiral Schultz, lorsque l’on parle d’un pays en développement – et c’est particulièrement le cas pour de nombreux pays africains, comme le Ghana – ces actions nuisent à la croissance économique de nos partenaires africains et menacent leurs moyens de subsistance. Un pays plus développé peut être en mesure d’absorber cela à court terme, mais elle a un impact à court terme proportionnellement plus important et un impact plus immédiat et plus profond sur les pays en développement qui dépendent de l’économie bleue.

Nous entendons que toutes les nations respectent les règles et normes internationales, et c’est ce qui est nécessaire pour promouvoir le développement économique de l’Afrique au lieu de le compromettre. Merci.

Modératrice : Merci. Merci. Avant de passer à la question suivante qui nous a été envoyée, je voudrais juste – mon équipe a explicité l’autre partie de la question de Mme Nguyen, qui portait sur les bateaux chinois enregistrés comme bateaux locaux. Il n’est pas nécessaire d’y répondre maintenant, mais nous pourrons peut-être revenir vers elle sur cette question. Mais c’était la partie essentielle de la question : que faisons-nous pour lutter contre les bateaux locaux, les bateaux chinois qui sont enregistrés comme locaux, en particulier au Ghana, juste à titre de clarification.

Très bien. Notre prochaine question qui nous est envoyée en ligne vient du Gabon, d’Yves Laurent Goma. La question – de GabonActu.com. La question est la suivante : « Plusieurs manœuvres militaires ont été effectuées dans le golfe de Guinée à des fins de connaissance de la situation maritime et de lutte contre la piraterie. Pouvez-vous envisager la création d’une petite unité permanente dans la région pour aider les pays du golfe de Guinée à faire face à ce problème de manière efficace ? »

Amiral Schultz : L’amiral Schultz ici. Je dirais que la Garde côtière, la Garde côtière des États-Unis, nous appuyons les initiatives visant à promouvoir la bonne gouvernance maritime et celles qui sont conçues de manière organique par des pays partenaires – c’est un excellent point de départ. Nous nous référons – quand nous parlons spécifiquement du golfe de Guinée, nous nous référons au Code de conduite de Yaoundé, qui rassemble les nations signataires d’Afrique de l’Ouest et centrale qui s’engagent à coopérer pleinement sur toutes les menaces dans le domaine maritime : le terrorisme maritime, la pêche INN, et cetera. Et nous entendons continuer à travailler avec les organisations régionales fondamentales qui sous-tendent cette architecture. C’est la CEDEAO, c’est la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. De même, pour les États d’Afrique orientale et centrale, la Commission du golfe de Guinée. C’est donc un espace où l’on peut promouvoir les intérêts et les capacités nationales, c’est un excellent point de départ et une excellente fondation.

Monsieur l’amiral Burke ?

Amiral Burke : Oui, je voudrais simplement réitérer le point soulevé par l’amiral Schultz. Notre objectif est d’aider les autres pays à développer leurs capacités à acquérir leur propre connaissance de la situation maritime et à défendre leurs eaux territoriales et leurs zones économiques exclusives. Et c’est vraiment ce à quoi nous aspirons : l’autosuffisance.

Je vais vous donner un exemple d’une récente réussite. Les 10 pirates qui ont attaqué un bateau à moteur au large de la Côte d’Ivoire – je pense que c’était il y a environ deux mois – et les pirates ont dirigé le bateau vers les eaux nigérianes. Un certain nombre de centres d’opérations maritimes le long du golfe de Guinée ont coopéré parce qu’ils connaissaient bien le domaine maritime. Ils comprenaient ce qui se passait. Ils avaient des communications radio. Ils se sont coordonnés les uns avec les autres. Et c’est grâce à cette coordination le long de la côte du golfe de Guinée entre les centres d’opérations maritimes respectifs des nations qu’ils ont pu mettre en place une interception de sorte que la NIMASA et les forces navales nigérianes ont pu intercepter et à procéder à une arrestation de ces pirates qui sont sur le point d’être jugés.

C’est donc une réussite d’Africains qui prennent les questions africaines entre leurs propres mains et ont mené cette opération à terme jusqu’à une conclusion positive dans le respect du droit, et c’est exactement le genre d’exercice d’aboutissement d’une formation à notre avis.

Cela dit, nous tenons également à apporter notre expertise dans le domaine de la formation et des manœuvres, et à rassembler des partenaires dans chaque région d’Afrique afin de la rendre un peu plus organisée et cohérente. Beaucoup de pays européens nous rendent visite et viennent aider. La marine et la garde côtière américaines sont périodiquement présentes. Et parfois, nous arrivons avec un programme légèrement différent en mains, et parfois nous reprenons à une partie différente du programme, et c’est déroutant pour les pays.

Donc, sur la base de mes fonctions à l’OTAN, ici au Commandement des forces interarmées alliées de l’OTAN à Naples, l’OTAN s’intéresse de très, très près à la sécurité – maritime et terrestre – en Afrique. Et nous avons une fonction Strategic Direction South de l’OTAN, que nous appelons le centre africain, qui est vraiment conçue pour aider les Africains à trouver des solutions aux problèmes africains et à rassembler tous les acteurs appropriés – les dirigeants politiques régionaux, les chefs militaires, les experts universitaires, toutes les personnes nécessaires pour résoudre ces problèmes, quelles qu’elles soient. Et nous nous servons de cette organisation de l’OTAN pour rassembler la marine américaine, les marines européennes, les garde-côtes américains et d’autres pour organiser et affiner davantage cela. Et je pense que même si cela ne se traduira pas par une présence permanente dans la région, ce que vous verrez est une présence accrue et plus organisée dans la région.

Merci.

Modératrice : Merci. Notre question suivante nous a été envoyée par l’agence de presse LUSA du Portugal, par Elena Lentza. « Les informations de la semaine dernière indiquent que les États-Unis, représentés par le secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines Tibor Nagy, ont demandé au Zimbabwe d’aider à combattre les terroristes dans le nord du Mozambique. Est-ce quelque chose qui peut arriver dans un avenir proche ? La question de Cabo Delgado est-elle quelque chose que vos opérations peuvent surveiller ou guider ? »

Amiral Burke : Oui, c’est – l’amiral Burke à l’appareil. Nous allons vraiment concentrer la conférence de presse d’aujourd’hui sur le problème de la pêche INN et le travail de la Garde côtière pour lutter contre la pêche INN, et sur les modalités de la collaboration des forces navales en Afrique avec leurs partenaires africains, les garde-côtes américains et d’autres partenaires pour résoudre ce problème. Je renverrais vraiment cette question au Commandement des États-Unis pour l’Afrique, AFRICOM, et il est mieux placé pour y répondre. Merci beaucoup.

Modératrice : Je vous remercie. Nous allons revenir à nos questions envoyées en ligne par M. Dean Winfred de Web Defence, en Afrique du Sud. La question est la suivante : « Quel impact la COVID-19 a-t-elle eu sur les manœuvres et le travail de la Garde côtière américaine et de la marine américaine avec les pays africains ? »

Amiral Schultz : Donc, ici l’amiral Schultz de la Garde côtière des États-Unis. Je dirais d’abord et avant tout, que, même si la pandémie a été un défi, nos forces ont été très résilientes et cela ne nous a pas freinés. Récemment par exemple, le Bear, un cotre de la Garde côtière des États-Unis a travaillé avec le gouvernement du Cap-Vert, avec lequel il a fait des patrouilles – nous avons deux agents de la sécurité maritime du Cap-Vert à bord. Nous avons été impliqués dans de multiples interdictions, embarquements en mer, un cas potentiel de lutte contre le trafic de narcotiques. Nous continuons donc à naviguer vers le continent africain et d’autres parties du globe. Ce que je dirais, c’est que nous avons été contraints d’annuler quelques activités ici sur le continent. Nous avons annulé trois activités de l’équipe de formation mobile et 15 cours en résidence, malheureusement. Mais nous entendons toujours dispenser ces formations en distanciel dans la mesure possible.

Amiral Burke : L’amiral Burke à l’appareil. Du côté des forces navales en Afrique, encore une fois, tous les navires de la marine américaine opérant dans le monde n’ont pas été touchés. Nous avons dû apprendre certaines choses dès le début et nous avons rapidement appris à procéder à des mises en quarantaine avant les déploiements, puis une fois nos navires déployés, à vraiment contrôler les personnes qui venaient sur le navire pour la maintenance, pour les chargements de nourriture et comment contrôler cela pour éviter tout vecteur d’introduction de la COVID et d’infection de nos équipages. Et nous restons déployés dans le monde entier sans vraiment aucune infection de nos navires déployés en avant.


Cela dit, parce que nous prenons des mesures aussi sérieuses pour limiter les risques d’introduction d’une infection sur un navire, un espace très confiné, nous devons étudier les moyens de créer des bulles pour les équipages lorsqu’ils font des escales dans les ports, pour sortir du navire et se détendre et ainsi de suite. Et selon l’endroit où ils se trouvent, nous le faisons de différentes manières, mais nous prenons des mesures pour les protéger.

Plus précisément en ce qui concerne les exercices dans la zone africaine, nous avons pu mener à bien la majorité des activités prévues en Afrique à l’exception d’un certain nombre de portions d’Obangame Express, qui était prévu pour la toute fin de l’été et le début de l’automne cette année, et la COVID n’allait tout simplement pas nous permettre d’avoir les interactions de personne à personne dont nous avions besoin pour la formation aux techniques de maintien de l’ordre, d’embarquement, la formation pratique en présentiel qui était nécessaire. Nous avons donc reporté un certain nombre des parties opérationnelles correspondantes et nous nous réorganiserons en vue de mars 2021.

Nous continuons à effectuer des manœuvres en mer avec les marines alliées et partenaires qui ne font pas intervenir beaucoup d’interactions de personne à personne. Et je vous dirais que la grande majorité de nos exercices en mer entrent dans cette catégorie. Mais Obangame Express faisait intervenir des formations de nature essentiellement pratique, et a donc été impacté de manière disproportionnée.

Nous avons cependant préservé un symposium de hauts dirigeants pour Obangame Express, qui vient de se tenir il y a à peine quelques semaines, et nous avons eu – je vais me tromper sur les chiffres exacts. Nous avons quelque chose de l’ordre de 12 responsables de marines africaines, un ou deux responsables de la défense d’Afrique. Des officiers généraux américains, en plus de moi-même, et des officiers généraux du Corps des Marines et d’autres services étaient présents. Et cela a été un très bon symposium de deux jours pour les hauts dirigeants axé sur les problèmes de la sécurité maritime en Afrique, et il a été très productif, et je pense qu’il s’agira d’un excellent point de départ pour la reprise de la portion opérationnelle en mars de cette année à venir.

Merci.

Modératrice : Merci. Nous avons encore une question en direct de M. Danh Le de Zing News, au Vietnam.

Question : Bonjour. Bonjour, merci de répondre à mes questions. Vous avez parlé de flottes de pêche d’État qui mettent en danger les réserves de pêche et menacent la sécurité maritime. Alors, comment les États-Unis identifient-ils le facteur étatique de ce problème mondial et y font-ils face ? Merci.

Modératrice : Est-ce que les intervenants ont pu entendre la question ?

Amiral Schultz : Oui, Marissa, je pense que nous l’avons comprise. Nous voulions simplement la clarifier ici pour nous assurer que nous l’avons bien comprise. Donc, l’amiral Schultz ici. En ce qui concerne les navires parrainés par l’État, nous entendons manifestement lutter contre tout comportement prédateur et irresponsable des États. Il appartient à un État de veiller à comprendre ce que les navires qui battent son pavillon – disons que sa flotte en mer lointaine opère à 9 000 milles de son port d’attache. L’État en question a la responsabilité de s’informer de ces activités, légales ou autres, et je pense que ce n’est pas nécessairement ce que nous voyons dans le monde. Donc, je pense que certains des comportements pour corriger cela ou canaliser cela dans une direction constructive consistent, en premier lieu, à le comprendre et à le mettre en lumière, à l’éclairer. C’est – il y a également des États qui font preuve de comportements antagonistes ou coercitifs. Ils concluent des accords sous la table avec des éléments des gouvernements locaux, généralement des gouvernements sans beaucoup de bande passante ou de capacités, et peut-être qu’ils vendent certains droits de pêche pour un avantage local ou régional à court terme, mais vraiment cela a un impact préjudiciable à long terme.

Nous voulons donc commencer par mettre en place cette coalition de partenaires qui ont une vision commune et qui dénoncent ces acteurs étatiques malveillants, puis nous aurons une conversation au niveau régional ou mondial pour changer les comportements. Donc, je pense que c’est là que ça commence, et c’est une partie très importante de cela. C’est – notre vision stratégique qui identifie trois axes de travail, ce deuxième axe est exactement le comportement irresponsable et prédateur des États, profiter des opportunités pour agir dans ce sens. 

Modératrice : Merci.

Amiral Burke : Je n’ai pas grand-chose à ajouter – oui, j’allais dire pas grand-chose à ajouter du point de vue de la Marine. C’est exactement ce que nous pensons ici. Il est de la responsabilité de l’État de respecter les obligations en vertu des lois et des traités internationaux, et lorsque nous l’identifierons, nous le porterons à l’attention de nos autres agences gouvernementales pour que la question fasse l’objet d’une discussion entre États. C’est tout.

Modératrice : Merci. Nous allons passer au mot de la fin de nos intervenants. Amiral Schultz, amiral Burke, avez-vous l’un ou l’autre un mot à dire en conclusion ?

Amiral Schultz : D’accord. L’amiral Schultz ici. Je commencerai simplement en disant que la Garde côtière des États-Unis reste déterminée à soutenir nos coéquipiers des forces navales en Afrique ici dans la région et à renforcer les capacités maritimes des pays partenaires contre toutes les menaces maritimes : sécurité, sûreté, pêche INN. Et nous entendons faciliter la synchronisation des activités de ces partenaires animés par le même esprit. Cela permet de tirer profit de la force de la Garde côtière des États-Unis en matière de travail intergouvernemental, international, et nous allons nous attacher à construire ce réseau, nous allons nous attacher à mettre en lumière les comportements dissimulés, et nous ne pourrions pas avoir pour cela de partenaire plus fort, et nous sommes un contributeur complémentaire. La Garde côtière a des capacités limitées, mais si nous pouvons mettre les capacités, les pouvoirs et les interactions entre humains de la Garde côtière à profit pour soutenir l’équipe des forces navales en Afrique, je pense que nous pouvons avoir un impact réel dans la région.

Donc merci pour cette opportunité de participer aujourd’hui. Amiral Burke ?

Amiral Burke : Merci, Karl. Je vous remercie pour ces commentaires, et c’est exactement mon sentiment. J’aimerais aussi remercier tous les journalistes en ligne pour le temps qu’ils ont bien voulu consacrer à une question d’une telle importance. La Garde côtière est un partenaire absolument vital pour nous ici aux forces navales en Afrique, et nous ne pourrions pas faire ce que nous faisons avec nos partenaires des nations africaines sans l’aide de la Garde côtière.  Nous travaillons pour renforcer les capacités de partenariat de ces pays africains. Nous travaillons au renforcement de leurs propres capacités afin qu’ils puissent faire en sorte que le continent africain soit plus sûr, plus stable et plus prospère. Et ensemble, aux côtés de nos partenaires africains, nous allons continuer à œuvrer pour la sécurité et la souveraineté maritimes de l’Afrique.

Je remercie vraiment tout le monde pour son temps aujourd’hui, et merci, Marissa.

Modératrice : Merci. Cela met fin à l’appel d’aujourd’hui. Je tiens à remercier l’amiral Karl Schultz, commandant de la Garde côtière américaine, et l’amiral Robert Burke, commandant des forces navales américaines Europe-Afrique et du Commandement des forces interarmées alliées de Naples, pour leur intervention, et à remercier tous nos appelants pour leur participation. Si vous avez des questions sur l’appel d’aujourd’hui, vous pouvez contacter le Centre régional médiatique pour l’Afrique à [email protected].  Merci.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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